TESTOSTÉRONE ET VIEILLISSEMENT
Publication date: 29 nov. 07 09:00:00
Des chercheurs de l’Université Columbia, à New York ont réussi à mettre en évidence un certain nombre de liens entre la baisse du taux de testostérone et des troubles que l’on retrouve chez les hommes ayant passé l’âge de 50 ans. On sait cependant depuis longtemps qu’à partir de l’âge de 50 ans, les individus de sexe masculin produisent moins de testostérone ; ainsi, il a été établi qu’à 60 ans, un homme synthétise en moyenne deux fois moins de testostérone que lorsqu’il en avait 25 et dans 20% des cas, cette synthèse est très faible. Or, certains récepteurs du cerveau sont très sensibles aux hormones stéroïdes et le niveau de testostérone va jouer un rôle important sur plusieurs troubles que l’on note chez des hommes de 50 ans et plus tels que fatigue et libido moins importante. On note même que la tendance suicidaire chez les hommes de plus de 60, est de trois fois plus importance que chez les femmes et que cela serait dû à cette chute de testostérone.
Par Gérard CHARPENTIER Ph. D.
Psychanalyste et auteur
Les études menées sur deux groupes d’hommes, un de 32 se plaignant de tels troubles et un autre de 172 n’ayant aucun trouble, montrent une différence de 30% du taux de testostérone. Un tel phénomène, pour beaucoup de praticiens, devrait être pris en considération lors d’un traitement médical comme c’est le cas chez les femmes de 50 ans et plus qui bénéficient systématiquement d’une prise en charge pour un traitement hormonale, ce qui n’est pas le cas pour les hommes.
Très peu de choses sont faites à ce niveau pour les hommes, alors que les bénéfices potentiels pourraient être considérables, ne serait-ce que sur le plan psychique.
De très nombreuses études réalisées avec des hommes âgés de 55 à 80 ans montrent qu’en relevant par traitement le taux de testostérone quand il est trop bas, on améliore la sexualité, l’anxiété, l’irritabilité et les légères dépressions. D’autre part, on remarque un effet positif sur les masses musculaires et osseuses, le ratio masse maigre/masse grasse et les mécanismes de mémoire spatiale et verbale.
Malheureusement, cela reste inefficace dans les cas de dépression sévère et de tendance au suicide.
Le traitement de l’andropause (baisse de testostérone) chez l’homme en est cependant qu’à ses débuts comparativement au traitement de la ménopause (baisse d’œstrogènes) chez la femme, et il faudra attendre encore une bonne dizaine d’années avant de pouvoir tirer des conclusions définitives quant au bien fondé d’un tel traitement.
Sur ce que vous soyez ici en Floride ou au Québec, je vous dis à la semaine prochaine en vous espérant heureux et en santé.