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Marché immobilier : LES ÉTRANGERS SE RÉVEILLENT

Publication date: 20 mars 08 09:00:00

À regarder de l’intérieur, le marché immobilier des États-Unis et du sud de la Floride semble fonctionner au ralenti mais ce n’est pas l’avis des investisseurs étrangers qui eux, trouvent la situation très encourageante, notamment ceux du Canada, de l’Europe, de l’Afrique du sud et de l’Amérique latine qui recherchent de plus en plus de bonnes affaires.

Le dollar américain a subi une forte baisse par rapport au dollar canadien ou à l’euro, le prix de propriétés a baissé et le choix est vaste car l’inventaire est important. Et la région du sud de la Floride demeure toujours un endroit de prédilection pour éviter les turbulences de la météo un peu partout dans le monde.

Les étrangers joueront un rôle encore plus déterminant dans le marché immobilier au cours des prochaines années.

La Floride a été au premier rang dans le marché américain pour la vente de propriétés à des étrangers avec environ 26 pour cent pour la période qui s’est terminée en avril 2007. Dans tout l’état ensoleillé, les meilleurs marchés sont Fort Lauderdale et Miami.

Un technicien en informatique hollandais, en stage depuis six mois dans le sud de la Floride, croit que c’est actuellement le bon temps pour acheter une propriété, ce qu’il entend faire dans les prochaines semaines.

De plus, pour favoriser la vente de propriétés, certains promoteurs ont engagé des vendeurs parlant plusieurs langues comme l’allemand, le français, le hollandais, l’anglais. À cause de leurs économies et de l’échange d’argent, les étrangers arrivent de plus en plus nombreux.

Des dépisteurs ou chercheurs d’éventuels clients sont même à pied d’œuvre en Russie et en Inde où, pense-t-on, il y a de fortes possibilités de ventes.

Les 267 unités du Ocean Marine Yacht Club à Hallandale ont trouvé preneurs chez des étrangers dans 75% des cas, notamment chez beaucoup d’étrangers du Venezuela.
Les investisseurs étrangers sont toutefois sages et attendent le bon moment, question de ne pas avoir à payer trop cher pour rien. Mais, avec la valeur de l’euro plus forte que jamais, les Européens commencent à se dire que le temps est arrivé. La balle est maintenant de leur côté.

À long terme

Certains cherchent des endroits pour passer leurs vacances, d’autres pour investir à long terme. Bien au courant de la situation actuelle, les investisseurs étrangers (dont certains qui offrent parfois d’acheter des propriétés à 65 ou 70 % du prix demandé) savent qu’il s’agit d’un marché à long terme et non de tenter de faire une « passe » en achetant pour revendre immédiatement (flipping).

Il y a toutefois certains obstacles en cours de route. Les taxes et les frais d’entretien refroidissent les ardeurs des acheteurs potentiels. Les acheteurs, pour beaucoup d’entre eux, cherchent des résidences en face de l’océan mais changent d’idée quand ils constatent combien il en coûte en frais. L’augmentation faramineuse des assurances, après la saison des ouragans de 2005, a été un facteur principal pourquoi seulement 7,3 pour cent des ventes allaient aux étrangers, soit 15 pour cent de moins que l’année précédente.

De plus, le programme Save Our Homes qui limite l’évaluation à 3 pour cent par année est réservé seulement aux citoyens américains ou à ceux qui détiennent leur carte verte. Les étrangers ne peuvent pas déduire leurs frais de propriété de leur rapport d’impôt une fois rentré dans leur pays.

« Les taxes sont un empêchement majeur », estime Michael Mackenzie, de l’association des Snowbirds canadiens ».

Le problème d’obtention d’un visa est aussi à considérer, notamment pour les Russes. Certaines banques rendent les choses plus compliquées au niveau des hypothèques accordées aux étrangers. On estime à 31 pour cent les étrangers qui paient leur nouvelle propriété comptant, contre 69 % qui demandent des hypothèques.