Michaël Rancourt a conquis les Québécois
Publication date: 28 févr. 08 09:00:00
À 44 ans, le p’tit gars de Québec qu’est Michaël Rancourt ne semble pas prêt à accrocher ses patins, bien au contraire. Même si il entrevoit ralentir ses activités quand arrivera la cinquantaine, je crois bien que son amour pour la scène lui fera changer d’idée. Le succès fantastique qu’il a connu au Canada Fest cet hiver ne fait que lui donner une preuve de plus de l’attachement du public pour cet artiste multi talentueux. Un public qui n’a pas envie de le laisser partir si facilement.
Après une première apparition au Festival Juste pour Rire en 1992, il se tailla une place bien personnelle en imitant avec brio des voix familières et, surtout, celles de Tina Turner, d’Édith Piaf et autres femmes. Il était le seul dans son créneau. Possédant au départ une bonne voix qui lui avait bien servi lors de ses années où il était chansonnier, il n’en fallu pas plus pour qu’il se retrouve au beau milieu de spectacles combinant le chant et la comédie.
Avec Steeve Diamond, qui a étudié le chant classique avant de devenir humoriste, et Louis-Philippe Beaulieu, il forme « Les 3 ténors de l’humour » en 2001. Spectacle qui aura une suite et fera avec grand succès le tour du Québec.
En 2004, Michaël forme un duo avec Claire Bienvenue et ensemble, ils interprètent « Les Duplicatas » où se rejoignent le chant, la comédie et le théâtre. Encore une fois, le succès est au rendez-vous!
Mon ami Robert Doyon a rendu visite à Michaël lors de sa première au théâtre Gésu de Montréal. Ce furent de joyeuses retrouvailles.
Intitulé « Michaël Rancourt, 20 ans de carrière », et co-écrit avec Éric Bouchard, il présente une sorte de « Best Of » où on retrouve ses meilleurs numéros remis à la saveur du jour et 55% de nouveau matériel. Plus étoffés, ces numéros font travailler le comédien autant que le chanteur alors qu’il y a dix ans, c’était facilement le chanteur qui prenait la grosse part du gâteau.
On se demande bien comment il se fait qu’avec la gueule qu’il a, on ne le voit pas en vedette dans un film « made in Québec ». Peut-être que ça viendra…
Le 19 février dernier, c’était soir de grande première de son spectacle au Gésu, à Montréal. Il a eu le bonheur d’y retrouver ses amis du Canada Fest, Étienne Drapeau et son gérant Daniel Dubé, Bruno Labrie et Robert Doyon. Robert m’informe qu’il y avait plusieurs Snowbirds dans la salle pour ce spectacle, ils avouaient être tombés sous le charme. Avec un peu de chance, on aura peut-être l’occasion de le revoir sur le Broadwalk de Hollywood l’hiver prochain.
Ce spectacle au Théâtre du Gésu n’est que le début d’une tournée qui le conduira à travers la province. Parmi les villes visitées, on le reverra à Montréal le 29 février et le 5 avril, toujours au Gésu; à la Salle Maurice-O’Brady de Sherbrooke le 20 mars; à la Salle J.-Antonio-Thompson de Trois-Rivières le 4 avril.
Michaël Rancourt et la chanteuse Carolyne Jomphe ont fait un malheur sur la plage.