Météo:

Les Panthers ratent encore les séries : UN GROS MARQUEUR ET VITE !

Publication date: 10 avr. 08 09:00:00

Les Panthers de la Floride ont été écartés des séries éliminatoires pour une cinquième année consécutive. Trouver les raisons qui sont la cause de cette autre déception ne demande pas une longue recherche.

Par Michel Lemieux

En scrutant simplement leur dernier calendrier, un fait saute aux yeux. La troupe de Jacques Martin n’a pas remporté un seul des neuf matches qui ont nécessité une période de prolongation ou une fusillade.

Neuf revers en neuf tentatives. Une véritable catastrophe. Puis une autre statistique montre à quel point l’absence d’un grand marqueur fait défaut à cette formation. Les Panthers ont subi 23 défaites par la marque d’un seul but.

Alors, quand vous regardez ce tableau, vous pouvez croire qu’un marqueur de 45 buts aurait pu faire toute la différence sur cette équipe, qui a terminé à neuf points des Sénateurs d’Ottawa et des Bruins de Boston 7ème et 8ème au classement avec 94 points.

Les blessures

Puis, d’autres facteurs ont largement contribué aux misères des Panthers. L’équipe a été continuellement privée d’éléments importants en raison des blessures. Une centaine de matches ratés par des joueurs blessés.

La perte du défenseur Mike Van Ryn, absent 61 matches, a fait extrêmement mal. Le jeune Noah Welch, qui aurait apporté beaucoup de robustesse, n’a pris part qu’à trois parties en début de saison.

Brett McLean, Radek Dvorak, deux joueurs d’expérience, ont été tenus à l’écart 15 matches chacun.  Rotislav Olez et Ville Peltonen, deux ailiers gauches, ont raté 15 rencontres chacun également.

Jacques Martin a donc eu à trouver des formules de rechange toute la saison.

Booth l’exemple

Dans l’ensemble, la défensive, solidement appuyée par le gardien Tomas Vokoun, le meilleur joueur de l’équipe sans le moindre doute, a accompli la besogne.

Mais à l’attaque, l’offensive a souvent été en panne et parfois quelques joueurs ne poussaient pas à fond. Ollie Jokinen et Nathan Horton devraient prendre l’exemple sur le nouveau venu David Booth qui, soir après soir, travaille à fond de train.

Jokinen a terminé la saison avec une fiche de 34 buts et 37 passes ce qui n’est pas impressionnant pour un joueur qui obtient autant de temps de glace de son entraîneur. Puis sa fiche montre un -18 ce qui est inacceptable. D’où vient la contestation dont il est souvent l’objet de la part de ses patrons et de la presse.

Nathan Horton est bourré de talent mais lui aussi offre trop souvent des demi-mesures. Il a des mains extra rapides, un lancer lourd et puissant et il est fort physiquement. Malheureusement, il ne se présente pas tous les soirs.

Horton a marqué seulement 27 buts et obtenu 35 passes. Il est le joueur qui pourrait dominer et franchir facilement la marque des 40 et 45 buts. Il vient de signer un gros contrat et il doit offrir plus aux Panthers. Le talent lui sort par les oreilles pour employer l’expression. Mais il est parfois paresseux.

Steve Weiss a aussi déçu avec ses 13 petits buts, sept de moins que l’an passé, avec le même nombre de matches de joués, soit 74. Dans son cas, ce n’est pas suffisant. Il peut en donner beaucoup plus.

Triste janvier

Les Panthers ont donné des espoirs à leurs partisans en fin de saison, avec une série de sept victoires consécutives, un record. C’était trop peu trop tard. La barre à franchir était très haute à ce moment-là.

Le mois de janvier avait été catastrophique. Du 28 décembre au 30 janvier ils n’ont remporté que quatre victoires en 15 parties. Avec deux défaites en prolongation, ils ont obtenu seulement huit points sur une possibilité de 30. En jouant pour .500 durant cette période, avec peut-être une victoire contre Boston ou Ottawa, cela leur aurait permis possiblement de prolonger leur saison. Puis trop souvent cette équipe a été incapable de protéger une avance même sur sa propre glace.

Les meilleurs

Si Tomas Vokoun a été, aux dires de Jacques Martin, son meilleur joueur, il faut reconnaître que Jay Bouwmeester a été un véritable leader à la ligne bleue, jouant régulièrement 28 minutes environ par partie. Sûrement l’un des bons défenseurs de la ligue.

Toutefois, la révélation aura été David Booth, devenu le joueur favori de la foule. Une véritable dynamo qui fonce sur tout ce qui bouge et qui a beaucoup de talent. Il a très bien remplacé Martin Gélinas et il a été le joueur d’attaque le plus constant. Et même s’il a raté dix parties, il a marqué 22 buts. L’an prochain il atteindra sûrement le cap des 30 buts et il n’a que 23 ans.

L’avenir de Martin

Si seulement tous ses coéquipiers décidaient de le suivre, Jacques Martin aurait beaucoup moins de mots de tête.

Quelques journalistes ont commencé à pointer Martin comme bouc émissaire. Mais la direction de l’équipe ferait une grave erreur de ne pas lui accorder un vote de confiance. Jacques est un excellent entraîneur et un bon bâtisseur. C’était un coup de génie d’embaucher Vokoun pour réparer la bévue de Mike Keenan, qui avait laissé partir Roberto Luongo.

Puis il a ajouté des éléments importants à son équipe en Brett McLean, Radek Dvorak et quelques autres.

Au cours de l’été, il va sûrement dénicher un ou deux joueurs capables d’aider les Panthers sans compter que quelques jeunes de l’organisation semblent prêts à faire le saut.

Le manque de stabilité à la tête de l’équipe a fait beaucoup de dommage. Jacques Martin doit rester à la barre et l’an prochain, si ses joueurs se tiennent loin de l’infirmerie, les Panthers pourraient enfin combler leurs partisans.

Mais Jacques Martin, le directeur-gérant, devra découvrir un vrai buteur capable de faire la différence dans les matches serrés ou dans les situations sans retour. Sinon il devra se trouver un nouvel entraîneur… et peut-être qu’il ne sera pas celui qui aura à faire ce choix.