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Il demeure directeur-gérant : JACQUES MARTIN QUITTE SON POSTE

Publication date: 17 avr. 08 09:00:00

Depuis le dernier match des Panthers, les opinions sur l’avenir de Jacques Martin au sein de la formation étaient partagées chez les journalistes qui ont suivi la saison de l’équipe.

Par Michel Lemieux

Tout le monde savait qu’il y avait de la grogne dans la chambre des Panthers en raison du style défensif imposé par Jacques Martin, sa marque de commerce d’ailleurs, comme c’était le cas à Ottawa où on le lui reprochait également.

Ollie Jokinen n’a jamais caché son aversion pour cette façon de jouer sans pour autant devenir un rebelle. Mais il n’appréciait pas et son ascendant sur d’autres joueurs ne pouvait faire autrement que dérégler le système. Ce qui fait que plusieurs soirs, tous ne tiraient pas dans la même direction.

Donc, le propriétaire Alan Cohen a décidé que Jacques demeurait le directeur gérant et qu’il devra se trouver un remplaçant pour diriger les Panthers derrière le banc. Mais à la demande de Cohen, Jacques devra trouver un homme qui cadre dans les goûts du propriétaire.

Il n’est donc pas certain que Jacques Martin va accepter le poste avec les conditions imposées par son patron.  C’est une histoire à suivre.

Ce n’est pas la fête chez les joueurs. Bien sûr que Jokinen souhaite un autre style de jeu mais cette fois il devra prouver que cela lui convient davantage et faire plus pour l’équipe. Sa production devra monter d’un cran.

David Booth, lui, estime qu’on ne peut blâmer l’entraîneur parce que ce sont les joueurs qui doivent gagner les matches.

« Je suis certain que la plupart des joueurs savaient qu’il allait se passer quelque chose, que ce soit chez les joueurs ou l’entraîneur. Je suis surpris parce que je ne croyais pas que cela arriverait si tôt ».

Sauver son poste

Jacques devra donc faire le bon choix s’il veut assurer ses arrières et consolider son rôle de gérant, ou il partira. La liste des candidats est surchargée. Disons que ça fait la file.

Déjà dans le Miami Herald, qui a obtenu la primeur du départ de Jacques comme entraîneur, on parle de Guy Charron et Mike Kitchen, deux adjoints de Martin, de Randy Cunneyworth, instructeur des Américains de Rochester de qui ont dit beaucoup de bien, de Bob Hartley, une bonne connaissance de Jacques Martin tout comme Pat Quinn.

Le non de Pat Burns n’est pas mentionné. Pourtant il serait le candidat idéal. Il a parcouru la ligue comme éclaireur des Devils du New Jersey cette année. Il est en bonne forme, il a le goût de revenir et il a pris du recul en raison de la maladie. Puis il a fait ses preuves dans la ligue. Il a beaucoup de crédibilité auprès des joueurs et personne ne pourrait porter de jugement sur ses récentes performances étant donné qu’il était en retraite depuis quelques saisons.

Ses compétences ne font pas le moindre doute et son leadership est de haut standard.  Pat Burns est le meilleur homme disponible et probablement qu’il aurait une oreille attentive si Jacques l’appelait.  Encore une fois si Jacques reste en poste bien sûr. S’il vient de revenir comme entraîneur-adjoint avec Équipe Canada (voir page 22), c’est qu’il n’a pas renoncé à un retour.

Et au BankAtlantic Center, se serait un baume.