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Un des meilleurs défenseurs de l’histoire

Publication date: 27 mars 08 09:00:00

DENIS POTVIN : LA VOIX DES PANTHERS DEPUIS 15 ANS

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Denis Potvin a pris sa retraite en avril 1988.  Ça fera donc vingt ans dans quelques mois.  Considéré comme l’un des meilleurs défenseurs du hockey moderne, l’ancienne vedette des Islanders de New York, avec qui il aura évolué 15 ans, n’a pas chômé depuis qu’il a accroché ses lames.

Par Michel Lemieux

Après avoir travaillé dans le domaine boursier à New York durant cinq ans, il est devenu analyste des matches des Panthers de la Floride à la radio et à la télévision.  Il avait fait ses classes les samedis soirs à Sport Channel à New York en même temps qu’il brassait des affaires.

Denis manie aussi bien le micro qu’il maniait le bâton et la rondelle.

Il est vraiment un analyste parmi les meilleurs. Ses commentaires sont judicieux mais il est capable d’objectivité. Il ne fait aucun détour pour dire ce qui ne va pas chez les Panthers et il ne se gène pas lorsque vient le temps d’être critique à leur endroit.

Sa crédibilité n’est plus à faire. Denis est la voix des Panthers comme analyste et il est une véritable référence pour ceux qui veulent se faire une idée juste de ce qu’est cette équipe.

Depuis son association avec les Panthers il n’a raté que trois parties en 15 ans, dont deux lorsque son épouse a subi une très grave blessure suite à une chute en faisant de l’équitation.  En plus d’entendre Denis comme analyste aux matches, il multiplie les interventions sur des stations de radio anglaise et française.

Grâce à Bill Torrey

Denis Potvin reste un passionné de ce sport qui l’a rendu célèbre. C’est grâce à Bill Torrey qu’il a commencé une carrière d’analyste. L’ancien directeur-gérant des Islanders était devenu membre de l’organisation des Panthers et il avait offert ce poste à son ancien défenseur, surtout qu’il était bilingue.

Denis est natif de Hull, il est marié à Valérie, une autrichienne qui était mannequin à New York. Comme elle était tombée en amour avec le Québec, alors durant 20 ans tous les étés ils allaient passer trois mois à Mont-Tremblant. Ils sont les parents de deux filles de 20 et 22 ans et d’un garçon de 16 ans.

Denis n’avait que 36 ans lorsqu’il a pris sa retraite et il dominait les défenseurs de la ligue Nationale encore. Cette année-là, il avait marqué 20 buts. C’est à 19 ans, en 1973, qu’il a fait son entrée dans le circuit. Il n’a eu aucune difficulté à obtenir un poste dès son premier camp d’entraînement.

Durant toute sa carrière, il a été l’un des piliers des Islanders, quatre fois consécutives champions de la Coupe Stanley. Pendant plusieurs années il était avec Bobby Orr le meilleur défenseur de la ligue. Il possédait toutes les qualités tant défensives qu’offensives et sa robustesse était redoutée.

Denis a tellement de bons souvenirs qu’il lui est difficile de déterminer lequel lui a fourni les plus grandes émotions.

« Il y en a plusieurs. Mon premier match dans la ligue a été pour moi vraiment quelque chose qui m’a marqué. Puis ma première partie au Forum alors que j’avais osé, moi le petit nouveau, frapper Henri Richard de la hanche. Aussi notre première victoire de la coupe Stanley ».

« Nous avions toute une équipe mais l’arrivée en 1975 de Judes Drouin, tout un joueur, et de Jean-Paul Parisé a complètement transformé notre équipe. Mike Bossy était un phénomène. Nous avions besoin d’un marqueur. On ne pouvait jamais de la vie trouver mieux. Puis, Brian Trottier, Clark Gillis, Bob Nystrom et tous les autres. Je pense toutefois que sans Al Arbour nous n’aurions pas eu tous ces succès. C’était un instructeur incomparable. Vraiment exceptionnel ».

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Pas d’agent libre

« Le statut d’agent libre n’existait pas à ce moment là sinon j’aurais probablement prolongé ma carrière ».

Il aurait pu faire un retour au jeu en 1994. Mike Keenan, qui dirigeait les Rangers, lui avait proposé de revenir au jeu. « J’ai tellement de plaisir à faire ce métier que je ne voulais pas abandonner mon nouveau travail.

Qui mieux que lui peut faire une évaluation juste de ce qui se passe chez les Panthers.

« Le problème jusqu’ici a été l’instabilité à la direction de l’équipe. Les Panthers ont eu trois directeur-gérants et cinq entraîneurs en quelques années. Il n’y avait pas de continuité. Mais Jacques Martin fait un excellent boulot et il est un bon bâtisseur. On voit le progrès de l’équipe et il y a plein de jeunes talents. Et avec la venue de Tomas Vokum, Jacques a réparé l’erreur de l’échange de Roberto Luongo ».

«Mike Keenan a vraiment manqué le bateau en n’accordant pas le contrat à Roberto. Mais on sent qu’il ne manque pas grand-chose pour que les Panthers se retrouvent dans le peloton des équipes participantes aux séries de fin de saison », ajoute-t-il.

Si vous allez au BankAtlantic Center lors des entraînements et des matches des Panthers, il est certain que vous rencontrerez Denis Potvin. Il est omniprésent et son passé de grand défenseur lui facilite le contact avec les membres des autres organisations dont plusieurs sont d’anciens adversaires. Alors lorsque vous l’entendez parler hockey, dites-vous qu’il vous donne l’heure juste.