Météo:

Go, Panthers, Go

Publication date: 27 mars 08 09:00:00

L’AMBIANCE EST À LA FÊTE AU BANKATLANTIC CENTER

Il y a des moments douloureux dans le sport comme il y en des grandes euphories.

Par Michel Lemieux

Je viens de quitter le AtlanticBank Center où les Panthers ont accompli l’inattendu. Une victoire de 3-2 sur les Rangers de New-York, invaincus à leurs huit dernières parties.

L’ambiance dans le Atlantic Center n’était plus la même. Jacques Martin, dont la tête était mise à prix il y a moins de deux semaines, venait de mener sa troupe à un sixième gain consécutif. Et pas contre les pires formations. Non. Contre des équipes devançant ses Panthers. Victoire contre les Bruins, les Penguins, les Rangers, puis deux fois contre les Islanders et une fois contre Atlanta. Six gains de suite pour les Panthers, ça ne s’était pas vu depuis mars 2006.

La fébrilité

295_Panthers-Breeze_002_WEB.jpg


Et partout dans l’édifice on sentait la fébrilité, le plaisir, l’enthousiasme. Des plus grands aux plus petits.

La famille au complet venait appuyer les Panthers et le petit Stanley faisait des heureux avec sa générosité et se pitreries.

On recommençait à croire que finalement l’équipe de Sunrise pourrait peut-être atteindre enfin les séries éliminatoires. Pour y arriver, elle devait espérer que les Flyers poursuivent leur descente aux enfers et que Ovechkin et sa gang connaissent une certaine accalmie. Ça c’était moins sûr.

Mais les gars des Panthers se défonçaient à chaque match. Ceux qui croyaient que Ollie Jokinen et sa gang avaient laissé tomber Jacques Martin devaient sûrement avaler de travers.

Non, mais c’était palpable cette nouvelle ambiance dans les gradins de plus en plus garnis.

Et oui, il y avait bien sûr plein de Newyorkais derrière leur équipe. Comme lorsque le Canadien s’amène ici. Mais ce soir-là, les Blues Shirts dans l’amphithéâtre ne réussissaient pas à enterrer les supporteurs de plus en plus bruyants des Panthers.

La tornade

Et la brigade défensive de Martin a tenu le coup dans l’un des moments forts de la saison au Atlantic Center.  Avec un retard d’un but, les Rangers jouaient à six contre quatre, profitant d’une pénalité aux Panthers et du retrait de leur gardien en faveur d’un sixième attaquant avec une minute trente à faire dans le match.

Tenez-vous bien. Tous se demandaient comment Vokum et ses amis allaient résister à la tornade qui s’annonçait. Jagr, Shanahan, Gomez, Drury, Straka et Roszival…un vrai régiment et tout un bombardement en perspective…

Comme si le suspense n’était pas suffisamment à son comble, Rotislav Olesz, dans l’espoir d’assommer les Rangers, touchait le poteau d’un filet sans gardien. L’équipe swatt des Rangers revenait à la charge mais les Panthers tenaient bon et filaient avec un sixième gain.

L’espoir renaissait comme ça n’avait pas été le cas depuis le premier mois de la saison. Vous savez ce qui s’est passé depuis.

295_Panthers-Breeze_003_WEB.jpg

Assister à un match des Panthers est devenu une activité familiale très appréciée car on s’amuse ferme.