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LES FLORIDIENS À L’ASSAUT DU QUÉBEC

Publication date: 29 mai 08 09:00:00

Les Québécois aiment la Floride, mais l’inverse est aussi vrai. C'est-à-dire que les Floridiens apprécient le Québec.  Et ils manifestent de plus en plus de préférence pour la ville de Québec.

Par Michel Lemieux

C’est ce que révèle une étude faite par le Réseau de veille en tourisme de l’Université du Québec à Montréal.

En 2006, par exemple, Québec a attiré 35 000 Floridiens soit 3 000 de plus que Montréal. Les fervents du ski ont surtout privilégié la Vieille Capitale. Cela peut surprendre, mais il faut savoir que la Floride est, selon cette analyse, l’État qui compte le plus de skieurs aux USA.

La chaleur intolérable

Puis il y a bien sûr tous ces Floridiens qui veulent échapper aux insupportables chaleurs et aux interminables périodes d’humidité qui frappent cet état durant les mois d’été.

Comme faisait remarquer Michel Labonté, un résident de Thetford venu s’installer en Floride il y a plus de 20 ans, l’arrivée de l’automne est un soulagement.

« Pour nous, lorsque septembre arrive, c’est comme lorsque le mois de mai apparaît au Québec. L’été c’est la chaleur qui nous retient à la maison sous le climatiseur. Au Québec, c’est le froid qui a cette conséquence avec des systèmes de réchauffement qui ne cessent de fonctionner ».

« Bizarre mais ici, c’est en juin-juillet et août que les comptes d’électricité sont difficiles à digérer tandis qu’au Québec, la note est surtout salée de décembre à avril », dit-il.

Puis ce thetfordois a décidé l’an dernier d’aller voir comment tout cela se traduisait au Texas. Il vit tout près de Dallas et il ne semble pas s’en plaindre.

Tourisme d’affaires

Mais il n’y a pas que le ski et la chaleur qui amènent les Floridiens et les Américains à Québec.

Statistique Canada indique que le tourisme d’affaires en provenance des États-Unis est en hausse importante contrairement à Montréal.

De 2004 à 2006, le nombre de tourismes d’affaires est passé de 72 000 à 99 000 à Québec alors qu’à Montréal il chutait de 12 pour cent, passant de 244 000 à 215 000.
L’amélioration des services aériens sans escale contribue largement à cette tendance.

Mais l’étude démontre aussi une très forte diminution de l’ensemble des visiteurs américains au Québec. De 2004 à 2006, la culbute a été de 15% à Montréal et de 60 000 visiteurs à Québec.

Claude Péloquin, l’un des auteurs de l’étude, soutient que ce n’est pas la hausse du dollar canadien qui effraye les Américains. Il estime que la tendance a débuté avant la montée du huard.

Les Américains voyagent de plus en plus dans le monde et en Europe en particulier où l’euro n’est pas bon marché.  Il estime aussi que les produits touristiques offerts au Canada n’ont plus autant d’attrait.