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Oui à la technologie, oui au plaisir!

Publication date: 9 oct. 08 09:00:00

Croyez-le ou non, le débat sur la technologie est encore présent de nos jours. C’est l’ancienne école contre la nouvelle : conservateurs contre révolutionnaires.

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Le golf est un sport de tradition, d’histoire et de respect. Jamais je ne mettrai en doute l’importance de ces valeurs et l’impact qu’elles ont eu dans ma vie et dans celle de plusieurs d’entre nous. Cependant, le golf frappe aujourd’hui un mur. La belle époque des «country clubs» sélects qui roulaient sur l’or est révolue. Le marché a changé, la clientèle également.

La génération nouvelle est axée sur la consommation rapide. L’activité doit être distrayante et pas trop difficile. C’est là que la technologie peut devenir un avantage immense pour vendre notre sport.

Désolé, Messieurs, si la «game» n’est plus ce qu’elle était autrefois, mais c’est ça la vie. Les choses ont changé et nous aussi. Les gens veulent frapper la balle au bout du monde. Ce doit être facile pour que leur pointage final soit respectable et que les quelques bons coups réussis leur donnent envie de revenir.

C’est devenu possible grâce à la technologie nouvelle et au développement des bâtons et des balles au cours des 10 ou 15 dernières années. Grâce aux nouvelles têtes de bâton et aux nouveaux matériaux, la marge d’erreur est plus petite, la balle voyage plus loin et en ligne plus droite.

Avec les différents types de tiges, les bâtons sont ajustés au golfeur et non l’inverse. Oubliez les limites imposées par la USGA. Pour les «pros», parfait, aucun problème. Pour l’amateur moyen, pourquoi imposer des restrictions? Qu’ils fabriquent une tête de bâton de la grosseur de la lune s’ils le veulent, pourvu que le joueur s’amuse!

Et si Monsieur Tout-le-Monde frappe plus loin et plus droit, cela voudra dire que le temps de jeu sera plus rapide et personne ne s’en plaindra. Oui à la technologie, oui au plaisir!

Il faut y croire!

Comment peut-on imaginer la vie sans but ou sans rêve? C’est impossible. C’est le moteur qui nous pousse à nous dépasser, l’étincelle qui allume les passions et les désirs.

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Nos programmes provinciaux de développement junior permettent de former de plus en plus de bons joueurs.

Pour l’élite mondiale du golf, ce rêve s’appelle le PGA TOUR, le circuit professionnel des États-Unis. Nos programmes provinciaux de développement junior permettent de former de plus en plus de bons joueurs qui se distinguent sur la scène internationale, mais aucun n’a encore mis les pieds sur le grand circuit. Pourquoi?

Certains parleront d’entrée de jeu des conditions climatiques. Évidemment, tout le monde sait que le Canada a ses quatre saisons et que la pratique du golf ne peut se faire à l’extérieur sur une période de 12 mois.

Pourtant, des pays aussi nordiques que la Suède, l’Angleterre, l’Écosse et le Danemark ont formé des golfeurs professionnels, y compris Annika Sorenstam, la meilleure golfeuse de la LPGA au cours des 10 dernières années. De plus, la population de la Suède se compare à celle de certaines provinces du Canada.

Mais revenons à nos moutons. Nos problèmes sont-ils reliés à un manque de talent, à un manque de connaissances, au manque de formation des enseignants ou encore à un mauvais encadrement?

Pour qu’un rêve se réalise, il faut y croire. Il faut avoir confiance et ne jamais regarder en arrière. Cette guigne qui plane sur nos athlètes ne partira pas tant que nous n’aurons pas une foi à toute épreuve à transmettre à nos jeunes espoirs.