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LA DÉPENDANCE À L’ALCOOL ET LA DROGUE

Publication date: 30 oct. 08 09:00:00

On définit bien souvent la consommation d’alcool ou de la drogue non pas comme une maladie, mais plutôt comme une dépendance. Dans les deux cas cependant, on peut dire qu’il existe des liens plus ou moins importants avec les émotions.

Par le Dr Gérard CHARPENTIER Ph. D.

Psychanalyste et auteur

En effet, la personne qui consomme de l’alcool ou de la drogue au point d’en devenir « accro » suivant l’expression moderne, vit très certainement un état de mal-être permanent. Or ce mal-être va se retrouver à deux niveaux : l’organique et l’émotionnel dont l’association peut provoquer ou augmenter une dégradation de la santé générale. À notre époque, on définit ce types de problèmes où le physique a un lien avec le psychique en disant que c’est psycho-somatique. La perturbation - par des causes multiples - de cette relation entre le physique et le psychique peut favoriser ou bien intensifier les effets d’un phénomène pathologique. On ne peut donc pas dire que ce sont les émotions qui sont la cause systématique d’une dépendance ou encore d’une maladie.

L’alcoolisme

Comme nous l’avons précisé au début de notre propos, on ne peut pas véritablement définir l’alcoolisme comme une maladie au sens propre du terme, car c’est en fait un état regroupant l’ensemble des phénomènes pathologiques provoqués par une consommation abusive de boissons alcoolisées. C’est un fléau de tous les temps et aucune société n’échappe à ce problème. On peut dire que l’alcoolisme affecte principalement des personnes qui ne trouvent pas leur place dans la société dans laquelle elles vivent.

Elles sont habitées par un sentiment d’infériorité qui leur fait penser et croire qu’elles sont inutiles, inaptes et qu’elles ne sont pas à la bonne place au bon moment. Cette vision négative d’elles-mêmes s’accompagne généralement d’un sentiment d’incapacité et de culpabilité à tous les niveaux provoquant un rejet de soi.

Notons que des études récentes d’ordre sociologique ont mis en évidence que les personnes du troisième âge, surtout au moment du passage à la retraite, auraient tendance à consommer plus d’alcool.

La consommation de drogues

On peut d’une façon très générale associer les alcooliques et les personnes consommant de la drogue, car dans les deux cas, elles n’ont pas d’auto-estime, elles ne se sentent pas à la hauteur, etc. On doit cependant dire que, comparativement aux effets de l’alcool, la consommation de drogue a des effets nocifs encore plus catastrophiques sur le corps physique de la personne par le fait, d’une part, qu’il y a destruction des cellules nerveuses et, d’autre part, le fait que la dépendance au produit est encore plus forte.

Sur ce, que vous soyez ici en Floride ou au Québec, je vous dis à la semaine prochaine... en vous espérant heureux et en santé!