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LE FACTEUR OBAMA EN FLORIDE ?

Publication date: 25 déc. 08 09:00:00

Les élections présidentielles américaines de 2008 en Floride ont vu très peu de Républicains membres de la législature être défaits à cause du facteur Obama. Barack Obama s’est imposé dans l’état de la Floride mais les Démocrates ont accru leur représentation à la chambre par seulement un membre. Les prévisions du pourcentage de vote pour cette journée électorale qui étaient de 80 à 84 % de participation d’électeurs ne se sont pas matérialisées. En fait, le taux de participation a été plus faible qu’il y a quatre ans.

La Floride aurait pu faire un grand ménage dans le contrôle de l’état par les Républicains. Le nouveau président de la Chambre des représentants de la Floride a octroyé des millions de dollars du budget de l’état à son ancien collège du nord de la Floride qui, en retour, lui a créé un boulot à 100 000 $ par année en même temps qu’il tient le rôle de président de la Chambre. Ce qui est dommage, c’est que ce Président de la Chambre ne voit rien de mal d’avoir accepté ce poste créé uniquement pour lui par l’institution. Le dictionnaire de son bureau ne contient apparemment pas les mots « éthique », « conflit d’intérêt », ou encore « corruption » ou « corruption officielle ».

Barack Obama a amassé la somme incroyable de 850 millions de dollars pour être élu en 2008, un montant record qui ne sera sans doute jamais dépassé. Il a mené une très bonne campagne et était préparé à répliquer aux attaques des Républicains. Il a utilisé une partie de cet argent pour se défendre d’accusations de scandales dirigées contre lui par différents comités républicains au cours de la campagne.

Pour ceux qui déplorent qu’Obama ne possède pas suffisamment d’expérience en administration pour être le président des États-Unis, ils n’ont qu’à regarder de quelle façon il a su bien s’entourer et comment il a brillamment fait sa campagne qui l’a conduit à la présidence. Le message de Barack Obama était conséquent, logique, clair, précis et encourageant surtout en ces temps où l’économie a dramatiquement chuté sous l’administration Bush, pendant que McCain, lui, s’enfargeait presque tous les jours.

J’ai accordé plusieurs entrevues à la télévision et à la radio du Canada durant la campagne électorale, à propos de ma décision de voter pour Barack Obama au lieu de John McCain. Je suis d’accord avec Colin Powell, l’ancien Secrétaire d’État et chef militaire, qui disait qu’Obama était le plus compétent et que le choix de Sarah Palin, une incompétente gouverneur d’un petit état à titre de vice-présidente du parti républicain, a été un réel embarras pour les Républicains. J’ai toujours dit que Colin Powell aurait dû être choisi comme candidat à la vice-présidence du parti républicain.

Les déclarations de Barack Obama prouvent assurément qu’il comprend très bien les enjeux d’aujourd’hui, la récession, ainsi que les dangers de ne pas tomber dans une seconde grande dépression. Son choix de faire d’Hillary Clinton Secrétaire d’État démontre qu’il entend s’entourer de gens hautement compétents et respectés pour servir dans son cabinet. Les jours où les États-Unis ne tenaient pas compte de l’opinion mondiale et de celle de son allié de toujours, le Canada, sont enfin chose du passé.

ENFIN, TOUT LE PERSONNEL DU SOLEIL DE LA FLORIDE VOUS SOUHAITE UNE BONNE ET HEUREUSE ANNÉE.