Expansion ou contraction
Publication date: 30 avr. 09 09:00:00
Plus je contracte, plus je m’assèche et plus il y a de chances de casser.
Par Diane Ledoux
Je n’ai pas le choix. Si je ne veux pas casser, il me faut prendre de l’expansion … surtout en période de crise. Comme le sujet est toujours d’à-propos, continuons à l’explorer encore un peu ce mois-ci.
Nous aurions pourtant dû tirer une leçon de la crise du 11 septembre alors que la peur, l’anxiété et la suspicion laissaient tout le pays complètement désemparé et menacé par l’ennemi, mais quel ennemi. La peur enlève aux gens tous leurs moyens, leur pouvoir, les paralyse et les fait se sentir en danger.
Plein de gens réagissent de la même façon au niveau de l’économie. Si je veux résister aux intempéries d’une telle situation, je ne dois surtout pas devenir obsédée. Avouons, en fait, que nous avons peut-être dépassé la mesure au niveau consommation.
Qu’il s’agisse d’une nouvelle télé, d’une nouvelle voiture, d’une nouvelle garde-robe, n’êtes-vous pas d’avis que tout ceci est bien minime dans la balance comparé aux joies d’être en relation avec nos pairs? Pourquoi attendre qu’une crise nous amène à faire preuve d’humanité, de compassion, de respect, d’amour? Nos réactions sont pourtant souvent à l’opposé.
Nombreux sont les auteurs qui traitent du sujet actuellement et ils nous invitent tous à aborder la situation avec une vision nouvelle. Nous aurions tous intérêt à explorer davantage leurs conseils et à emboîter le pas en continuant à vivre comme si tout était normal, mais bien sûr en consommant de façon différente.
Un article récemment publié dans le bulletin mensuel du AARP, une association pour les 55+, mentionnait que le mouvement de la simplicité volontaire dont je vous ai parlé le mois dernier, a commencé à faire des adeptes aux USA dès les années 60.
Deux auteurs, Vicky Robin et Joe Dominguez, ont passé leur vie, au cours des années 90, à enseigner aux gens à changer leur relation avec l’argent. Le mouvement de la simplicité volontaire tire en fait ses fondements sur la frugalité, l’environnement, la justice sociale et la spiritualité. La simplicité volontaire n’a rien à voir avec la privation ou le sacrifice, mais plutôt avec le choix de vivre convenablement … avec suffisamment d’argent, de biens et de temps, Tout est relatif avec ce que chacun considère suffisant.
La simplicité volontaire, c’est devenir conscient de la façon dont on veut vivre sa vie. C’est faire des choix intelligents. C‘est vouloir se donner une qualité de vie. Vous serez d’avis avec moi qu’on peut perdre sa vie à vouloir la gagner.
Ceux qui font partie du mouvement de la simplicité volontaire suggèrent de commencer en rétablissant d’abord l’équilibre entre les revenus et les dépenses. Un des moyens qui semblent vouloir devenir de plus en plus populaires est de vivre en cohabitation. On estime qu’il est possible d’épargner entre 1 000 $ à 1 500 $ par mois au niveau des frais d’entretien, d’électricité, d’épicerie et de transport.
Certains ont compris d’ailleurs que de partager les coûts en construisant par exemple des maisons bi-génération permettaient aux grands parents de vivre une retraite plus à l’aise tout en donnant un coup de pouce aux couples avec des enfants en bas âges. Faire des échanges de service constitue aussi un autre moyen d’épargner pour un jour réaliser nos rêves.
La simplicité volontaire est-elle le secret?