S’investir … un investissement assuré!
Publication date: 25 juin 09 09:00:00
Au lieu de courir de gauche à droite, d’en faire plus qu’on a le temps d’en faire, de dire oui à tout ce qui nous est offert, si on prenait une grande respiration et si, au lieu, on tendait la main et on choisissait de s’investir?
Par Diane Ledoux
En fait, le meilleur investissement à faire, à l’heure actuelle, est probablement au niveau de nos amitiés. Non seulement en ressortirons nous grandis en termes de satisfaction personnelle, mais nous pourrions aussi être drôlement surpris des résultats.
Je considère par contre qu’il est important de suivre certaines règles de l’art si on désire s’investir. D’abord, choisir les mots pour se dire est primordial. Ayant œuvré dans le domaine de la traduction pendant de nombreuses années, j’en suis venue à réaliser que les mots que nous utilisons déterminent comment se développent nos relations, qu’il s’agisse de relations personnelles, professionnelles ou amoureuses.
Nous sommes privilégiés d’avoir appris à communiquer nos états d’âme et d’esprit, La parole nous permet d’entrer en relation avec les autres. Suite à trois années d’emprisonnement au Chili, Fernando Flores, à l’époque ministre des Finances sous le régime de Salvator Allende, en est ressorti avec une vision nouvelle de la communication. Il a écrit plusieurs livres sur le sujet et nombreuses sont les compagnies qui ont recours à ses services de consultant dans le but de redresser leur situation. Il s’est demandé ce qu’être humain signifiait.
Selon lui, les problèmes surviennent dans nos relations lorsque nous agissons en robots ou en professionnels. Il est possible de transformer nos relations en ayant des conversations honnêtes, avec la ferme intention de nous engager. Lorsque Fernando Flores dit qu’il nous appellera samedi à 9 a.m, le téléphone sonnera précisément à 9 a.m. Il souhaite que les gens soient aussi vrais avec lui qu’il l’est avec eux. Il vit chaque moment de sa vie pleinement et il aide les autres à en faire autant. Son emprisonnement l’a amené à transformer sa vie au lieu de lui laisser un goût amer de victime.
Mère Térésa, elle, nous invite à toujours nous respecter, c’est-à-dire à penser, parler et agir de sorte à toujours se rester intègre. À vivre en se souciant de l’opinion des autres, on a toujours peur d’aller à l’encontre de ce qu’ils pensent. On perd de l’énergie à vouloir les impressionner, à vouloir leur plaire.
En nous engageant à être et à laisser être, la joie de vivre s’installe. Que ce soit au travail ou au niveau de nos relations, tout devient un moyen de satisfaction personnelle. À moins de nous engager avec la ferme intention de toujours faire un kilomètre de plus dans chacun des aspects de nos vies, nous passons à côté du vrai sens de la vie.
Beethoven parle de l’amour qui s’entend entre les notes. En fait, entre les mots, c’est notre essence qui se propage et notre essence est comparable à l’amour que Beethoven entendait entre les notes.
Je nous invite ce mois-ci à porter doublement attention quand nos amis et nos parents parlent. Le simple fait de les écouter, sans penser à ce que nous répondrons avant qu’ils aient même fini de parler, de leur prêter toute notre attention sans porter de jugement, leur permet de mieux s’exprimer, de véhiculer leur demande plus clairement. La conversation s’élève à un autre niveau, à un niveau où on devient humain. Et selon Fernando Flores, la société opère grâce à l’expression de demandes et de réponses à ces demandes. Si l’on veut répondre aux demandes qui nous sont faites, on doit vraiment avoir saisi la question. Évitons les malentendus, écoutons et demandons des précisions si nécessaire. Mais d’abord et avant tout, soyons humains. Mettons-y de l’amour.
Ne trouvez-vous pas qu’il s’agit d’un projet qui se conjugue bien avec le mois de juillet? Allons-y, déclarons le mois de juillet, un mois de chaleur, un mois synonyme d’amour et d’amitié.