LES POLITICIENS JOUENT AVEC L’ARGENT DES CONTRIBUABLES
Publication date: 24 sept. 09 09:00:00
Les payeurs de taxes de la Floride, au cours des dernières années, ont fait passer, ce qui leur avait été présenté comme un amendement, une loi qui, en fait, ne leur a jamais accordé quoique ce soit comme réduction pour ceux qui ont acheté des propriétés.
Par Louis S. St. Laurent II
Les Snowbirds ont toujours été victimes de discrimination en ce qui a trait aux taxes de leurs propriétés. Même si les Snowbirds n’ont pas besoin des mêmes services (enfants à l’école, etc) que les résidents permanents, ils sont toutefois taxés sur une valeur plus élevée que les résidents permanents. Ils ne sont pas éligibles à l’exemption dite homestead devant ainsi payer en fonction de la valeur maximale de leur propriété, ce qui n’est pas le cas des résidents permanents de la Floride. Au cours de la période 2000-2005, la valeur des propriétés a considérablement augmenté et les municipalités ainsi que les comtés ont reçu leur large part de ces augmentations. Ces gouvernements ont donc accru leurs services, leurs salaires et les bénéfices marginaux accordés à leurs employés. Plusieurs ententes ont été négociés avec des syndicats et n’ont pas été réduites quand le marché immobilier a ralenti et les revenus de taxes ont suivi le pas.
L’état a discuté de la possibilité d’augmenter la taxe de vente pour réduire le fardeau des nouveaux acheteurs, ce qui aurait aussi facilité l’achat d’une seconde résidence en Floride pour les Snowbirds. Toutefois, la législature de la Floride, sous contrôle des Républicains conservateurs, a carrément refusé de discuter de toute forme de hausse de taxes en Floride. Le fardeau de la taxe des propriétaires n’était pas leur problème alors que le mariage gai, l’avortement, le droit de mourir dans la dignité, l’augmentation du jeu étaient, pour eux, les seules priorités qui les concernaient. Cette année, la législature a décidé d’augmenter les frais de cour, les permis de conduire, les immatriculations ainsi que d’autres services sous prétexte que ce sont des augmentations reliées à des frais de service.
Alors que nous étions en plein dans la récession, notre Gouverneur a
annoncé qu’il se lançait dans la course au Sénat de 2010 au lieu de viser à
nouveau son poste de Gouverneur. Le Gouverneur Crist est devenu ni plus ni
moins qu’une marionnette sans aucun pouvoir vis-à-vis la législature. Il semble
que le Gouverneur fera campagne pour un siège au sénat sur une base permanente
alors que l’état de la Floride tente d’ajuster ses budgets et que les
gouvernements locaux n’ont d’autres choix que de congédier des employés pour
compenser la perte budgétaire.
Est-ce que le refus du Gouverneur Crist d’injecter 850 millions de dollars pour régénérer l’économie de la Floride a quelque chose à voir avec cette prochaine campagne électorale? Doit-on s’attendre à ce que ce montant soit alors versé quand le moment sera propice lors de sa campagne électorale avec, bien sûr, un immense battage publicitaire? Nous avons besoin de cet argent pour la réfection de nos routes car nous sommes tannés d’avoir à subir toutes les contraintes engendrées par la construction routière du Florida turnpike dans Broward et de la I-95 dans Palm Beach à cause du refus des autorités de donner les fonds nécessaires et disponibles pour des raisons inconnues.
Les employés de l’état ont été les premiers à écoper dans les mains de la législature républicaine. Les procureurs de l’état n’ont pas reçu d’augmentation depuis les deux dernières années. En fait, les procureurs de la Floride, déjà sous-payés, ont été obligés de travailler gratuitement une journée par mois pour permettre à l’état de mieux balancer son budget.
Un jour, les électeurs vont se réveiller et vont montrer la sortie à ces coquins. Quand vous voyez votre facture d’assurance grimper tout comme celle de l’électricité, demandez-vous qui sont les politiciens qui ont emprunté l’avion de 30 millions de dollars qui appartient à la compagnie électrique Florida Power and Light, un avion qui a été acheté avec l’argent des contribuables provenant de ces augmentations.