VOTRE PERSONNALITÉ DÉPEND DE VOTRE «CARACTÈRE»
Publication date: 14 janv. 10 09:00:00
Tout le monde connait bien ces expressions «avoir de la personnalité, avoir du caractère, avoir bon ou mauvais caractère » etc., sans pour autant en connaître l'origine.
Par Gérard CHARPENTIER Ph. D.
Psychanalyste et auteur
C'est au milieu du siècle dernier (1950), que le psychologue Hans Eysenck donne une définition de la personnalité qui est progressivement adoptée par ses collègues comme étant une bonne vision globale du phénomène. Pour lui, la personnalité d'un individu est directement reliée à l'interaction permanente de cinq facteurs bien connus qui sont, suivant un ordre alphabétique: l'affectivité, le caractère, l'environnement, l'intelligence et la morphologie.
Il faut préciser que les influences dues à l'environnement peuvent être de type humain mais également de type culturel, religieux, etc. Cette définition ne vient en rien diminuer les principes de la théorie freudienne basée en particulier sur l'interaction du Ça (pulsion profonde de l'individu), du Moi (capacité à analyser une situation) et du Sur Moi (mise en application de cette analyse), mais elle permet une approche plus large et plus globale des mécanismes du comportement humain.
On peut compléter cette présentation des mécanismes de la personnalité en considérant en particulier une de ses composantes, c'est-à-dire le « caractère ». Ce dernier correspond aux impulsions profondes et présente une dynamique propre qui est toujours sous-tendu par trois forces distinctes qui sont l'Affectivité, l'Analyse et l'Action (Théorie des 3 A) Ces trois forces sont indissociables et leur jeu interactif est permanent, mais il est toujours dominé par l'une d'elles. Ainsi, le caractère et le comportement de certaines personnes seront principalement Affectif ou Analytique ou bien encore Actif, selon la force dominante.
Si l'on prend comme exemple les maladies psychosomatiques où les émotions sont un des déclencheurs du mauvais fonctionnement de l'organe malade, il sera facile de constater que les personnes à dominance affective auront tendance à accentuer leurs émotions, alors que celles du type analytique prendront bien soin de décoder leurs émotions et que les personnes du type actif ressentiront le besoin d'agir pour compenser leurs émotions.
Pour terminer, il faut préciser que dès la naissance nous sommes programmés au niveau de notre caractère avec un des trois « A » qui est dominant et qui va influencer la dynamique personnelle. À vous maintenant de découvrir quel est ce « A » dominant.
Sur ce, que vous soyez en Floride ou au Québec je vous dis à la semaine prochaine en vous espérant heureux et en santé.