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PAS QUESTION DE QUITTER TAMPA POUR VINCENT LECAVALIER

Publication date: 21 janv. 10 09:00:00

Vincent Lecavalier ne veut toujours pas quitter le Lightning de Tampa Bay. Et il a le gros bout du bâton cette fois puisqu’il détient une clause de non-échange avec ce faramineux contrat de 85 millions de dollars d’une durée de 11 ans, signé en juillet dernier.

Par  Michel Lemieux

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Vincent Lecavalier est très heureux à Tampa Bay.

Vincent a commencé sa carrière à Tampa ayant été le tout premier choix au repêchage de 1998.

À la fin de cette entente il aura 40 ans. Il aura encaissé quelque chose comme 150 millions de dollars.

Ce n’est donc pas pour quelques millions de dollars de plus qu’une équipe pourrait lui faire renoncer à cette clause, qui enfin l’assure de demeurer à Tampa comme il l’a toujours voulu.

Il y a trois ans, lorsque la presse montréalaise faisait une cabale en règle pour inciter le Canadien à l’amener au Centre Bell, Vinny nous avait affirmé sans la moindre équivoque qu’il ne voulait pas quitter le Lightning, sa deuxième famille. Il est heureux à Tampa, il verse des millions de dollars à des œuvres caritatives et il est évident qu’il ne renoncera pas à cette police d’assurance que représente cette clause de non-échange, qu’il ne possédait pas avant juillet dernier.

Il ne le crie pas sur les toits, mais la direction du Lightning va perdre son temps si elle entend le faire céder.

Même si son équipe ne parvient pas à coller les victoires et ne joue pas toujours avec conviction, le grand numéro 4 refuse de penser qu’il pourrait changer d’adresse.

Rien n’est perdu

Samedi soir dernier, le Lightning a été totalement dominé par les Panthers, ici à Sunrise. Il n’a jamais été dans le coup lors de cet échec de 5-2. L’entraineur Rick Tocchet bouillait devant le manque total d’implication de ses joueurs et leur jeu échevelé.

Vincent est toujours le dernier à s’amener pour le départ de l’autobus après un match.

La meilleure façon de ne pas le manquer est de l’attendre à la sortie derrière l’aréna. Ce que nous avons fait.

« Les choses ne vont vraiment pas bien. Nous ne parvenons pas à nous regrouper et à tirer dans le même sens », dit-il.

« Et cette fois, on ne va pas mettre le blâme sur nos gardiens parce que ce sont eux qui nous sauvent plus souvent qu’autrement », ajoute-t-il.

Bien sûr qu’il aimerait présenter une fiche supérieure. Il venait d’offrir le 7ème but de la saison à Alex Tanguay, qui n’a eu qu’à pousser la rondelle dans une cage abandonnée.

C’était sa 32ème passe. Mais il n’avait marqué que 11 buts jusque là. Bien inférieur à ce qu’il nous a habitués.

Il faut dire qu’il a subi une opération importante à un poignet en fin de saison dernière et qu’il n’a plus les mêmes compagnons de ligne. Martin St-Louis, qui a toujours été son complice, se retrouve maintenant avec le jeune Steven Stamkos et Ryan Malone. Avant le match en Caroline lundi, St-Louis dominait les compteurs de son équipe avec 40 passes et 12 buts tandis que Stamkos suivait avec 25 buts et 22 aides et Malone avec 19 buts et 19 aides. Les nouveaux compagnons de ligne de Vincent,

Jeff Halpern et Alex Tanguay, ne sont pas St-Louis et Malone.

Vincent Lecavalier sait bien que rien n’est réglé dans la course pour une place dans les séries de fin de saison. Et il semble évident que tout se jouera dans les quelques derniers matches du calendrier.

Après les dix rencontres présentées samedi dans la Ligue Nationale, le classement s’était resserré davantage, tellement que cinq petits points séparaient neuf équipes : Ottawa cinquième et Tampa treizième.

« C’est justement en raison de cette incroyable bataille entre tant d’équipes qu’il faut éviter de perdre le moindre point au classement. Surtout lorsque nous affrontons des formations de notre conférence. Ce sera comme ça jusqu’à la fin. Ce n’est pas le temps de faire une petite sieste. Le risque est trop grand ».

Vincent Lecavalier devra prendre les choses en main pour ajouter à l’offensive de son équipe.

Et s’il parvient à redevenir aussi dominant, peut-être qu’il n’aura plus à s’interroger sur les intentions des propriétaires de l’équipe toujours à couteaux tirés. Une direction aussi désunie n’est certes pas le meilleur exemple à donner à son équipe que l’on voudrait voir se serrer les coudes.