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Dès que l’embargo sera levé : LES SNOWBIRDS PASSERONT L’HIVER EN FLORIDE, ET FERONT UN PETIT SAUT À…CUBA

Publication date: 4 mars 10 09:01:00

Les Québécois et les Canadiens, qui chaque hiver se rendent en Floride, commencent à saliver depuis que le président Barack Obama a décidé, il y a plusieurs mois, d’alléger les restrictions américaines envers Cuba. L’objectif ne fait pas de doute.

Par  Michel Lemieux

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Les pays membres des Nations Unies ne cessent de réclamer l’abolition de l’embargo qui, depuis 1962, interdit tout envoie à Cuba, à l’exception des médicaments et des produits alimentaires.

Le président américain avait, le 13 avril dernier, indiqué que les États-Unis faciliteraient les relations entre les Cubains américains et leur famille toujours à Cuba. Cette intention est devenue réalité en septembre dernier. Ce geste peut être considéré comme un premier pas vers la fin de cette guerre diplomatique entre les deux pays.

Dorénavant, les Américains d’origine cubaine pourront voyager vers Cuba autant de fois qu’ils le désirent et envoyer sans limite de l’argent à leur famille.

Pour ces transferts familiaux, les banques de dépôts américains sont maintenant autorisées à entrer en contact informatique avec les institutions financières cubaines, précise le Trésor américain.

Aussi, les nouvelles règles américaines permettent les transactions financières ayant pour but d’installer des réseaux de télécommunications à base de fibres optiques ou par satellite, par exemple, entre Cuba et toute l’Amérique du nord.

Cette ouverture touche près d’un million et demi de Cubains aux États-Unis dont la très très forte majorité habite la Floride.

Cuba en 25 minutes

Pourquoi cet assouplissement du président fait-il espérer les Snowbirds? Une forte proportion d’entre eux rêve du jour où ils pourront, en moins d’une quarantaine de minutes voler, sur Cuba une destination particulièrement recherchée par les Québécois.

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Les nouvelles règles autorisées par Barack Obama, qui ne nécessitaient pas l’accord du Congrès, sont les premiers allègements des sanctions contre Cuba promis par le président durant sa campagne électorale.

Inutile de dire que cette décision a fait jubiler les Cubains. L’information avait commencé à circuler au compte-goutte dans l’île où de nombreux parents recevaient des appels téléphoniques provenant de membres de leur famille habitants la Floride ou les États-Unis.

D’autres l’avaient entendue sur des chaînes de radio étrangères transmises illégalement par satellite.

Cette information avait soulevé la joie et la bonne humeur chez les Cubains de l’île. Ismary Hernandez, une employée de l’agence de tourisme Cubatur, a manifesté son bonheur en lançant « c’est magnifique. C’était la nouvelle que tout le monde attendait. Espérons que cela marque le début d’une nouvelle relation entre Cuba et les États-Unis » s’est-elle exclamée, exprimant en même temps la pensée collective des Cubains.

 « Ce que le président Obama doit faire maintenant, c’est de lever totalement cet embargo une fois pour toutes », a ajouté madame Hernandez.

De Carter à Obama

Les Américains d’origine cubaine avaient pu se rendre à Cuba, durant une période de cinq ans, lorsque Jimmy Carter, président des Etats-Unis, avait refusé durant son règne entre 1977 et 1982 de maintenir les restrictions imposées par l’embargo.

Mais dès son arrivée au pouvoir, Ronald Reagan avait à nouveau fermé les portes.

Pour le moment, seuls les Américains ayant une raison jugée valable dans les domaines commercial, sportif, culturel ou religieux peuvent obtenir un visa pour se rendre dans l’Ile.

Joe Biden, vice-président américain, a signifié qu’un engagement ferme de Cuba en faveur des droits de l’homme amènerait la levée définitive de l’embargo.

C’est à ce moment que les Québécois pourrait faire une pierre deux coups : passer leur hiver en Floride et faire quelques petits sauts de crapaud sur Cuba. Le meilleur des deux mondes.

Pour les plus optimistes cela ne devrait tarder. On peut peut-être parler de moyen terme disons quelques années.

Cuba demande l’abolition de l’embargo commercial levé par les États-Unis pendant que le président Obama exige une liberté totale accordée aux Cubains par le régime castriste. Fidel semble moins à l’écoute que son frère Raoul. C’est pour cela qu’il faudra attendre un peu.

Et si cela devait faire le bonheur des Snowbirds de la Floride et de bien des Américains, les plus heureux seront les Cubains américains et ceux du pays de Fidel Castro.