LA PERTE DE L’APPÉTIT, UN SIGNE À SURVEILLER
Publication date: 27 mai 10 09:00:00
Il est très fréquent de parler des personnes qui mangent beaucoup et qui par conséquent ont de l’embonpoint, mais qu’en est-il de celles qui perdent l’appétit et maigrissent de façon anormale.
Gérard CHARPENTIER Ph. D.
Psychanalyste et auteur
Il est souvent dit que la nourriture permet de se récompenser ou de se consoler, mais si dans les faits le «bien-être» comme le «mal-être» sont deux réalités bien distinctes, mais elles ont cependant en commun le fait que toutes deux sont assujetties à notre sensibilité. Or de récentes recherches médicales ont permis de mettre en évidence le fait qu’il existe des liens spécifiques entre des dérèglements organiques et l’équilibre émotionnel d’un sujet. La médecine moderne définit ces troubles physiques ayant un lien avec le psychique en utilisant le terme « psychosomatique » et la perturbation de l’appétit en est un cas typique.
L’appétit, comme tout un chacun le sait, est un mécanisme naturel qui régularise notre faim et la nourriture qu’une personne désir prendre. Il est directement relié aux besoins organiques du corps et ce durant toute la vie. Il existe deux sortes de perturbation qui se caractérisent par l’augmentation ou la diminution de cet appétit. De façon générale, on peut dire que la perte de l’appétit traduit les difficultés qu’une personne vit sur le plan psychoaffectif. Il y a une sorte de ralentissement de la pulsion de vie et donc du besoin de s’alimenter et elle n'arrive pas à trouver dans le fait de manger une compensation même si le désarroi intérieur qu'elle vit et intense et la détruit. Il faut cependant préciser qu’en dehors des cas où la perte d’appétit est directement reliée à des troubles affectifs connus et reconnus, il existe de très nombreux cas, qui sont d’ordre purement organiques car la perte d’appétit est la conséquence d’une maladie diagnostiquée, comme par exemple, certains troubles endocriniens.
De nos jours la médecine, et les compagnies d’assurance, considèrent le poids comme un critère important de la bonne ou de la mauvaise santé d’une personne. Les perturbations de l’appétit sont en effet un des signes précurseurs de ce qui peut devenir une maladie organique passagère ou chronique.
Sur ce, que vous soyez ici en Floride ou au Québec, je vous dis au mois prochain en vous espérant heureux et en santé.