Acheter sa propriété en Floride : DE PLUS EN PLUS DE RÊVES DEVIENNENT RÉALITÉ
Publication date: 24 juin 10 09:01:00
Les Québécois sont de plus en plus nombreux à acheter une propriété en Floride.
La situation économique difficile aux États-Unis combinée à la hausse du huard restent des incitatifs pour ceux qui rêvent, depuis un bon moment, d’avoir un pied à terre dans l’État du Sud.
Par Michel Lemieux
Une employée de banque raconte qu’elle n’a jamais vu autant de Québécois acheter des dollars américains en prévision de se porter acquéreur d’un condo ou d’une maison en Floride.
Comme le nombre de propriétés à vendre reste
gonflé, les prix demeurent bas.
« Depuis quelques mois, cette tendance se maintient. Et probablement que si le huard dépasse le dollar américain nous verrons le phénomène s’amplifier. Ce ne sont pas des petits montants que les gens transfèrent. On parle de plusieurs dizaine de milliers de dollars par personne », dit-elle. Comme le nombre de propriétés à vendre reste gonflé, les prix demeurent bas. Ceux qui ont déjà un condo ou une maison en Floride n’en finissent plus de fournir des informations sur le marché de l’immobilier à ceux qui voudraient bien profiter de la manne qui passe.
Coup de cœur
Un confrère journaliste vient de passer quelques semaines en Floride. Il est français. C’était sa première visite dans cet état. Il était parti pour amener son fils à Disney.
Il a choisi de passer deux semaines afin de visiter davantage. Il s’est rendu à Key West. Puis il a parcouru le plus distance possible. Il a fureté un peu partout.
« J’ai fait la côte d’Azur plusieurs fois. Mais là je dois dire que la Floride a quelque chose de spécial. Je ne sais trop quoi mais mon fils, mon épouse et moi avons eu un vrai coup de cœur. Je suis resté estomaqué par les boulevards et la verdure que l’on voit partout. Les centres commerciaux sont souvent enfouis derrières des arbres, la circulation se fait relativement bien et pour les touristes il y a de tout », raconte-t-il.
« Moi je ne fais ni un ni deux, je repars pour aller acheter une propriété. Je cherche pour trouver ce qui me convient et dès que mon choix est arrêté, je saute dans le premier avion pour aller conclure le marché », insiste mon confrère.
« Durant les deux semaines que j’y étais, la température atteignait les 26 ou 27 degrés, la mer était magnifique, les restaurants ne nous laissaient pas sur notre appétit et le coût de la vie est pas mal moins élevé qu’ici. L’essence et le vin en tous les cas. On ne peut demander mieux d’autant que la Floride est facilement accessible. En trois heures et demie, nous y sommes et en auto, bien il y a plein d’endroits j’imagine qui valent la peine d’être vus. Je suis tombé en amour avec Deerfield et Boca Raton. La petite famille est emballée. Nous n’avons plus de temps à perdre », ajoute Yannick Patelli, rédacteur en chef de l’hebdomadaire l’Oie Blanche de Montmagny.
Les fameux règlements
Les interdits dans la majeure partie des complexes d’habitations et même dans les parcs de maisons mobiles freinent malheureusement, dans une certaine mesure, la vente des propriétés ou si l’on veut, privent un bon nombre d’acheteurs de réaliser leur rêve.
Trop souvent l’obligation d’avoir au moins 55 ans pour devenir propriétaire et les règles sévères sur les droits de location de votre propriété compliquent vraiment la vie de nombreux acquéreurs potentiels.
Plusieurs ont les moyens de s’acheter une propriété. Mais n’ayant pas 55 ans ou ne pouvant la louer, cela devient un sérieux problème pour ceux qui ne sont pas encore à la retraite. Si au Québec ce genre d’interdit est plutôt rare, en Floride c’est une généralité. Chanceux celui qui réussit à dénicher une propriété qui n’est pas soumise à l’une de ces règles quand ce n’est pas aux deux.
Comme exemple, dans la communauté d’Independant Bay à Deerfield, la règle du 55 ans n’existe pas. Toutefois il est totalement interdit de louer son appartement. Au Meadows à Pompano, une petite communauté d’environ 280 condos, vous pouvez devenir propriétaire si vous n’avez pas 55 ans mais vous ne pouvez l’habiter en permanence. Vous avez le droit de louer votre appartement la deuxième année seulement après que vous en êtes devenu le propriétaire, pour un minimum de trois mois comme c’est le cas dans la majorité des complexes. Et vous pouvez utiliser ce privilège une seule fois dans l’année.
Les règlements diffèrent selon les endroits. Malheureusement pour les plus jeunes, c’est presque cauchemardesque de trouver la place idéale où vous pouvez être propriétaire et louer votre appartement comme bon vous semble.
Et cela n’a rien à voir avec l’épaisseur de votre portefeuille. Sauf que s’il est vraiment épais vous pouvez toujours acquérir une maison de plusieurs millions de dollars sur la plage. Vous pourrez alors faire comme bon vous semble quelque soit votre âge.
Malheureusement ce n’est pas donné à tous.