Le sirop d’érable
Publication date: 24 juin 10 09:00:00
Mais que fait-elle donc? Nous parler de sirop d’érable en plein été? « Il serait bon qu’elle vienne revivre au Québec un certain temps, question de reprendre le rythme des saisons », vous direz-vous en voyant un tel titre.
Par Diane Ledoux
N’ayez crainte. Je sais très bien que le temps des sucres est passé depuis belle lurette et que l’été est déjà là, bien ancré depuis le 21 juin. Vous verrez que j’avais raison de ne pas tarder à partager un renseignement aussi précieux.
Dans son édition du 21 avril 2010, La Terre de Chez Nous publiait que le sirop d’érable est l’ennemi juré de certains cancers, que des chercheurs ont découvert (encore) d’autres antioxydants bénéfiques pour la santé dans le sirop d’érable du Canada.
Leur article mentionnait, qu’il y a trois semaines à peine, le docteur Yves Desjardins nous faisait part que le sirop d’érable contient une forte concentration d’acide abscissique, que l’on dit capable de stimuler le relâchement de l’insuline dans l’organisme, lui procurant ainsi des propriétés thérapeutiques pour le diabète.
Et voilà que le chercheur américain Nevindra Seeram, de l’Université du Rhode Island, dévoilait, le 21 mars dernier, devant l’American Chemical Society à San Francisco, que le sirop d’érable renferme 13 nouveaux composants antioxydants dont les propriétés sont de l’ordre anticancer, antibactériennes et antidiabétiques.
Et ce n’est pas tout. Des travaux publiés récemment dans le Journal of Medicinal Food nous révélaient que le sirop d’érable peut même limiter la prolifération de cellules cancéreuses de la prostate et des poumons et, malgré que ce soit dans une moindre mesure, aussi celles du sein, du colon et du cerveau.
À ce niveau, on dit aussi que le sirop d’érable dépasse même le bleuet, le brocoli, la tomate et la carotte. Serait-ce là la raison que la diététiste Marie Breton affirme, elle, que les produits de l’érable ne sont pas que des édulcorants. En fait, grâce à leur contenu en vitamines, minéraux, antioxydants et autres composants, ils peuvent contribuer à une meilleure alimentation, si on les utilise au lieu du sucre, de la cassonade, du miel et du sirop de maïs.
Les deux derniers projets ont d’ailleurs obtenu le soutien financier d’Agriculture et Agroalimentaire Canada. Et ça ne s’arrête pas là. Les producteurs acéricoles du Québec investissent 4,75 cents la livre afin de développer le plein potentiel de l’érable.
Il serait également intéressant de mentionner que, selon la Fédération des producteurs acéricoles du Québec, le sirop d’érable contient des quantités appréciables de zinc, de fer et de vitamines du complexe B, principalement de la thiamine. De plus 50 ml de sirop d’érable offre 4% de l’apport nutritionnel quotidien en calcium, 3% en potassium et 2% en magnésium et en riboflavine. Mais n’oublions pas de mentionner que ces belles trouvailles remontent à loin puisque les Amérindiennes employaient le sirop comme médicament pour les bronches, surtout dans les chauds-froids du printemps.
N’avons-nous pas de quoi être fiers de notre produit national?
Et pour le mot de la fin, comme d’habitude, je vous invite à me faire part de vos commentaires ou de tout sujet que vous aimeriez voir traiter. Sur ce, passez un super beau mois de juillet et bonnes vacances à tous ceux et celles qui nous fausserons compagnie pendant l’été.