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Congédié comme DG des Panthers : INJUSTICE ENVERS RANDY SEXTON

Publication date: 24 juin 10 09:00:00

Contre toute attente, Randy Sexton vient de perdre son poste de directeur gérant des Panthers de la Floride.

Personne n’avait vu venir cette décision des nouveaux propriétaires de l’équipe.

Par Michel Lemieux

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Randy Sexton doit vraiment se demander ce qu’on pouvait lui reprocher.

Les Panthers ont été exclus des séries éliminatoires pour une neuvième saison d’affilée.

Randy Sexton n’a rien à voir avec le prolongement de ce cauchemar puisqu’il a simplement ramassé une équipe sans grande vedette et sans grand leader.

Pourtant il ne s’est pas croisé les doigts en prenant la succession de Jacques Martin. Loin de là.

Il a pris les bouchées doubles durant son bref séjour pour préparer la prochaine saison.

Sexton avait établi ses priorités et dressé un plan pour sortir cette équipe moribonde des ténèbres.

Travail commencé

Il avait pris des décisions au cours de la dernière saison montrant qu’il n’avait pas l’intention de regarder passer la parade.

Il a échangé trois joueurs réguliers pour obtenir trois choix de deuxième ronde. Il laissé partir deux défenseurs, Jordan Léopold et Denis Seidenberg, qui devenaient agents libres le premier juillet, sachant que ces deux arrières joueraient la surenchère. Puis il a cédé Dominic Moore au Canadien en retour également du choix de deuxième ronde de cette équipe.

Aussi, il a décidé de faire confiance à des jeunes qui ont montré beaucoup d’aplomb avec les Panthers.

Sexton a fait confiance à Dmitri Kulikov, un jeune talent de 18 ans, qui n’a pas déçu et qui a démontré qu’il sera tout un défenseur et un véritable quart-arrière durant longtemps en Floride.

Il n’a pas hésité à donner l’occasion à plusieurs joueurs des Américains de Rochester de faire leurs preuves. Là non plus il ne s’est pas trompé. Jason Garrisson a vraiment impressionné au point de devenir l’un des piliers à la ligne bleue. Excellent avec la rondelle, lancer puissant, capable de jouer sur l’attaque à cinq, il a marqué quelques buts en plus d’être une valeur sûre en défense. Garrisson a fait sa niche avec les Panthers.

Le directeur gérant limogé avait fait connaitre ses intentions. Il débarrasserait l’équipe du bois mort et ferait graduer des joueurs prometteurs des filiales de l’équipe.

Randy Sexton s’était engagé à bâtir une équipe robuste avec des joueurs au gros gabarit capables de jouer au hockey.

Dale Tallon, que l’on vient d’embaucher pour prendre sa place, n’aura qu’à cueillir les fruits mûrs.

Les Panthers possèdent le troisième choix de la première ronde.

Espérons que Tallon optera pour un marqueur, ce qui fait tant défaut sur cette équipe. Et qu’aussi il donnera à ce nouveau gradué la chance de s’aligner immédiatement avec les Panthers comme l’ont eue Micheal Frolik et Dmitri Kulikov, après avoir été repêchés en 2008 et 2009.

Frolik a connu deux saisons de 21 buts et Kulikov a occupé un poste régulier dès sa sortie de Drummondville.

Il était presque certain que Sexton allait échanger Tomas Vokum, qui en sera à la dernière année de son contrat lequel lui rapporte plus de cinq millions de dollars. Pour Vokum, quelques équipes donneront gros.

Les Panthers comptent sur quelques gardiens de but prometteurs en Marc Cheverie et le suédois Jacob Makstrom, deux jeunes de 23 et 20 ans qui ont dominé la saison dernière à l’Université de Denver et en Suède.

Injustice

Randy Sexton doit vivre toute une déception parce qu’il voyait la lumière au bout du tunnel. Il savait exactement quels moyens il allait prendre pour donner aux partisans des Panthers une vraie équipe.

Il était l’adjoint de Jacques Martin au poste de directeur-gérant depuis deux ans avant de lui succéder.

Il est difficile de comprendre le geste posé par les nouveaux propriétaires des Panthers. Ils ne peuvent sûrement pas tenir Randy Sexton responsable des insuccès de l’équipe après une seule saison comme DG.

Il ne méritait pas de se faire limoger. Quoi que fasse Dale Tallon, il est évident que Randy Sexton n’a pas eu une vraie chance de prouver ce qu’il pouvait faire.

Cliff Veiner et Stu Siegel avaient promis qu’ils n’allaient pas attendre pour que leur équipe devienne davantage compétitive et spectaculaire et rejoigne le groupe des 16 meilleures de la ligue.

On peut vraiment se demander si leur première importante décision est justifiée. Pas certain.