Les Dolphins rêvent à Andrew Luck
Publication date: 27 oct. 11 09:00:00
Le diamant du prochain repêchage de la LNF
Par Alain Poupart
Il reste encore, en tenant compte des éliminatoires, 16 semaines avant la fin de la saison de la LNF. Cependant, pour les fans de certaines équipes, le centre d’intérêt est déjà le mois d’avril prochain.
On parle du repêchage de 2012, lorsque le quart-arrière de l’université Stanford, Andrew Luck, deviendra le trésor réclamé par la pire équipe de la présente saison.
Tous les analystes soutiennent que Luck est un diamant pur. La majorité affirme qu'il est le plus bel espoir depuis John Elway en 1983. Elway, un membre du Temple de la Renommée du football américain, a aussi joué son football collégial à Stanford.
Andrew Luck suscite tellement d'espoir que les fans des équipes, qui en arrachent présentement, multiplient les prières pour que leurs favoris poursuivent leur descente en enfer.
Tant qu'à perdre sa saison, aussi bien la perdre totalement et gagner le gros lot.
Contrairement au hockey, où un tirage détermine laquelle des cinq dernières équipes obtient le premier choix, au football on ne se préoccupe aucunement de défaite intentionnelle.
Ce règlement de tirage au sort a été imposé après le repêchage de 1984, lorsque les Penguins de Pittsburgh ont mis la main sur Mario Lemieux, l'un des meilleurs joueurs de l'histoire. On avait estimé que les Penguins ne s'étaient pas particulièrement forcés pour remporter des victoires en fin de saison, rêvant au magicien qu'était le Grand Mario.
Au football, Luck ne pourra pas avoir le même impact que Lemieux parce qu'un seul joueur ne peut faire une différence aussi importante au football.
Reste qu'il est de plus en plus évident qu'un quart arrière de premier plan est l'élément indispensable à une équipe qui espère le moindre succès.
Les meilleures formations de la LNF comptent toutes sur un bon quart.
Aaron Rodgers de Green Bay, Drew Brees de la Nouvelle-Orléans, Ben Roethlisberger de Pittsburgh, Tom Brady de la Nouvelle-Angleterre et Philip Rivers de San Diego mènent toute la charge. On voit leurs succès.
Luck est largement en demande justement parce que les experts le considèrent en mesure de rejoindre ce groupe sélect de quart-arrières.
Inutile de vous dire que l'une des équipes dans la salle d'attente est celle de Miami. Je vous ai déjà parlé de la quête infructueuse des Dolphins de mettre la main sur un quart de qualité.
L'occasion ne peut être plus belle.
Mais ils ne sont pas les seuls à traîner dans les bas-fonds après six semaines d'activités. Indianapolis et St-Louis n'ont également aucune victoire.
Puis Jacksonville, Denver, Minnesota et Arizona sont, elles aussi, des formations médiocres.
C'est à croire que la course pour mettre la main sur Andrew Luck sera aussi suivie que celle pour décrocher le Superbowl.
Le slogan le plus populaire en ce moment dans la LNF est « Suck for Luck ». Pioche pour Luck.
Situation un peu loufoque, que les dirigeants du circuit ne doivent pas particulièrement apprécier.
La LNF sera-t-elle tentée d'imiter la LNH en ayant dorénavant recours au tirage au sort pour éviter la répétition de ce que nous réserve la fin de saison de la plus importante ligue de football au monde ?