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Publication date: 1 déc. 11 09:00:00

QUE LE PREMIER TRIO SE LÈVE ...

Il n'est pas nécessaire de chercher de midi à quatorze heures pour disséquer le bobo du Canadien incapable de se sortir du bourbier.

Par Jacques Demers

Depuis le début de la saison, cette équipe joue en dents scie.

Au cours des dernières semaines, on a pu réaliser à quel point le CH ne peut se permettre de compter seulement sur la moitié de son équipe pour gagner.

L'offensive ne dépend en ce moment que de la production d'une seule ligne d'attaque.

Sans la contribution de ce deuxième trio : Desharnais, Pacioretty et Cole, le Canadien aurait vu l'écart entre sa position et la huitième place se creuser davantage.

Il est temps, plus que jamais, que le trio numéro un prenne les choses en main et produise davantage.

C'est bizarre que trois joueurs qui n'étaient pas avec l'équipe la saison dernière soient les piliers de l'offensive. Desharnais et Cole sont arrivés en début de saison et Pacioretty en mi-calendrier l'an dernier.

Heureusement, Jacques Martin a trouvé cette combinaison parce que son équipe serait dans de bien plus mauvais draps.

OÙ SONT LES AUTRES ?

Samedi, contre Pittsburgh, on n'a pas vu Plekanec, Gionta, ni Cammallarri.

Le Canadien a investi beaucoup d'argent pour ces trois joueurs. Ils doivent se lever et contribuer à la production offensive qui, on le sait, est à peu près inexistante à cinq contre cinq.

Des équipes comme Détroit et Boston ont connu des moments difficiles en début de saison. Pourquoi se sont-elles rapidement relevées ?

Les vétérans ont pris les choses en main.

Datsyuk, Zetterberg, Lidstrom chez les Wings puis Chara, Lucic, Bergeron, avec l'aide du jeune Taylor Seguin, il faut le dire, ont donné l'exemple et entraîné les autres dans la victoire.

Le Canadien ne peut plus se permettre d'en gagner une, d'en perdre deux et garder cette allure.

Le voyage qu'il entreprend sur la côte ouest est primordial. Cette équipe doit arracher au moins 13 points au cours des 10 prochaines parties. Si ce n’est pas le cas, elle va accuser un retard insurmontable pour prendre part aux séries de fin de saison.

Toutes les équipes ont des blessés. Mais là, il faut qu’Andrei Markov revienne en force, sinon on ne donne pas cher de la peau du Canadien.

Il y a des équipes qui maintiennent le rythme lorsque des joueurs importants sont absents. On l'a vu à Pittsburgh. Malgré la perte de Sidney Crosby, les Penguins se sont maintenus en haut du classement.

Contrairement au Canadien, cette équipe a de la profondeur.

Parlant de Crosby, je dois dire combien il ne cesse de m'émerveiller. Il a été 320 jours sans participer à un seul match, et dès qu'il revient au jeu, il fait la preuve tout de suite qu'il est le meilleur joueur au monde.

Ce joueur est hallucinant. Pas de demi-mesure, il y va tout de suite à fond de train.

Il y a des joueurs, moins talentueux bien sûr à Montréal, mais il devrait prendre l'exemple sur lui en termes d'implication.

En ce moment, tous les joueurs du Canadien ne tirent pas dans la même direction.

Si les choses ne changent pas, il pourrait bien être trop tard lorsqu'ils décideront de la faire.