Pire que les Dolphins : les Eagles
Publication date: 8 déc. 11 09:00:00
Les Dolphins de Miami étaient synonyme de déception, durant la première demie de la saison.
Par Alain Poupart
Mais dimanche ils
affronteront pire qu'eux.
Les Eagles de Philadelphie remportent facilement le prix citron, eux que plusieurs analystes envoyaient directement au Super Bowl.
Les Eagles avaient après tout gagné - et de loin - la bataille pour les agents-libres, qui avait suivi le lock-out.
Ils avaient mis le grappin sur le meilleur joueur défensif disponible, le demi Nnamdi Asomugha, puis sur l'ailier défensif Jason Babin, une véritable terreur pour les quarts arrières.
En plus, les Eagles avaient obtenu Cullen Jenkins, un plaqueur défensif, l'excellent receveur de passe Steve Smith et finalement le quart Vince Young pour appuyer le partant Micheral Vick.
Ce même Young était tellement emballé par tout ce mouvement de personnel qu'il avait qualifié sa nouvelle équipe de « Dream Team ».
Équipe de rêve c'est le qualificatif que l'on avait employé pour décrire le Heat de Miami lors de l'arrivée de LeBron James et Chris Bosh qui rejoignaient Dwyane Wade.
Sauf que le Heat a atteint la finale et ne s'est pas écrasé comme le font les Eagles.
Pourtant tout s'annonçait bien à Philadelphie puisque cette équipe avait décroché le titre de sa division l'an dernier, en plus de venir à un cheveu de vaincre en série les Packers de Green Bay, champion du Super Bowl.
La culbute inattendue des Eagles n'est pas rien. Ils sont, à toutes fins utiles, déjà éliminés. Après l'échec de 31-14 à Seattle, jeudi, leur fiche est de seulement quatre victoires et huit revers.
Dans le match précédant, Tom Brady avait taillé en pièce la défensive des Eagles dans un gain de 38-20. Les amateurs ont commencé à demander la tête de l'entraîneur Andy Reid, en poste depuis 12 saisons.
Reid a pourtant transformé cette équipe, la faisant passer de médiocre à puissante. Ce qui fait que la direction ne va pas le congédier.
Les déboires
Mais comment expliquer ces déboires ?
D'abord Vick n'a jamais été en mesure de répéter ses performances de l'an dernier.
Il est toujours aussi rapide et son bras est toujours aussi puissant, mais sa précision a largement fait défaut.
Et sa ligne offensive n'a jamais performé comme elle aurait dû le faire.
Vick a été frappé à répétition. Il a donc été blessé trop souvent.
La défensive n'a pas été à la hauteur non plus.
C'est à ce niveau que Reid a peut-être péché, lorsqu'il a remplacé son coordonnateur défensif.
Juan Castillo a hérité du poste mais cela n'a pas fonctionné. La contribution des joueurs était aussi déficiente.
DeSean Jackson, l'un des joueurs les plus rapides dans la NFL, a probablement été le plus décevant de tous. Totalement dominant l'an dernier, il a nettement manqué de concentration depuis le début du calendrier, obsédé par la signature éventuel d'un nouveau contrat.
Il est fort probable que cette équipe devrait rebondir l'an prochain.
La piètre performance des Eagles cette année prouve encore une fois que, dans le merveilleux monde du sport, rien n'est jamais garanti.