Denis Potvin et son autre vie


Par Le soleil de la Floride

Il a obtenu tous les honneurs possibles, gagnant le trophée Calder pour la recrue de l’année en 1974, trois fois le trophée Norris, quatre Coupes Stanley, choisi six fois sur l’équipe d’étoiles, nommé au Temple de la renommée en 1991 lors d’une cérémonie tenue à Ottawa, ville voisine de Hull, sa place natale où il est né le 29 octobre 1953.

 

Il a été le premier choix du repêchage amateur en 1973.

Capitaine des Islanders de New York, il a récolté le 916ème point de sa carrière de 20 ans, le 20 décembre 1985 et a marqué son 271ème but le 28 janvier 1986.

Il a établi un record du circuit lorsqu’il a obtenu sa 684ème passe en octobre 1986.

Il était un surdoué et le prototype du défenseur le plus complet, en raison de son excellence comme arrière, de son talent extraordinaire comme quart-arrière et surtout de sa robustesse.

Denis soutient que son entraîneur, Al Arbour, était le meilleur de sa profession.

« Lorsque j’étais aux études, je voulais devenir architecte. Mais j’aimais tellement les sports, autant le football et le baseball que je pratiquais sérieusement aussi. Finalement, j’ai choisi le hockey où je performais. Dès que le directeur-gérant des Islanders, Bill Torrey, m’a vu sur une patinoire, il a décidé de faire de moi le premier choix au repêchage junior », raconte l’analyste des matchs des Panthers pour le réseau Fox.

 

Après le hockey

Au-delà de sa fantastique carrière de hockeyeur, Denis Potvin a une autre vie.

Denis adore la pêche. Son père, fonctionnaire au gouvernement d’Ottawa, possédait une maison d’été à Deschênes, dans la région d’Ottawa, et la famille était amoureuse de ce loisir. Lorsqu’il a pris sa retraite après la saison 1987-88, il ne s’est pas torturé en pensant à ce qu’il ferait à 36 ans. Il était préparé.

Il s’est joint à une importante firme en immobilier durant trois ans, pour ensuite rejoindre une société spécialisée en finances. « J’ai pris ma retraite assez jeune. Après les succès que nous avions connus avec quatre coupes Stanley, je ne ressentais plus autant l’engouement pour le hockey. D’autant que je m’étais préparé pour la suite ».

Depuis 34 ans il est marié à Valéry, une autrichienne qui parle cinq langues et qu’il a connu par l’entremise d’amis à Long Island.

De cette union, le couple a trois enfants ; Annabelle, Madeleine et Christian. Leurs prénoms montrent à quel point Denis a protégé sa culture francophone.

Au bout d’un certain temps, après ses années dans l’immobilier et la finance, l’ancien défenseur a commencé à s’ennuyer du hockey.

Lorsque les Panthers ont vu le jour en 1993, son ancien directeur gérant, Bill Torrey, lui a demandé de se joindre à l’équipe de télévision qui présentait les matchs de l’équipe. Cet athlète est un vrai communicateur et sa gentillesse est connue de tous ceux qui le rencontrent.

« Je suis allé à la bonne école en fréquentant des spécialistes de ce média. Je passais des heures dans les studios de Fox où j’apprenais le métier », raconte-t-il.

En 2010, il est retourné dans son patelin où il est devenu analyste aux matchs des Sénateurs d’Ottawa durant quatre ans, avant de revenir en Floride avec le réseau Fox.

Chaque été, son épouse et lui retournent à ses origines où il possède une propriété à Wakefield, près de la Capitale fédérale canadienne.