VIGILANCE EN VOYAGE Allergie mortelle


Par Le soleil de la Floride

Alexi Ryann Stafford n’a résisté que 90 minutes après avoir croqué dans un biscuit Chips Ahoy, produit par la compagnie Nabisco.


Elle croyait pouvoir le manger car elle reconnaissait l’emballage rouge, selon sa mère Kellie Travers-Stafford. Mais celui-là était Chips Ahoy Reese au beurre d’arachide.
La jeune victime n’avait, semble-t-il, pas pris connaissance de l’avertissement inscrit sur ce sac de biscuit, montrant le logo de Reese pour indiquer la présence d’arachides, mortelles pour les personnes allergiques.
La mère d’Alexi Ryann a partagé sur Facebook des photos de l’emballage rouge pour démontrer que l’avertissement préventif sur le contenu des cacahuètes était très minuscule et que l’enveloppe est presqu’identique à celui des biscuits sans arachides. Le producteur devra probablement apporter des correctifs en modifiant les couleurs de l’empaquetage afin d’indiquer clairement que le produit est dangereux pour les personnes allergiques. « Une minime indication supplémentaire sur l’arrière du contenant des Chips Ahoy ne suffit pas à informer clairement les consommateurs », a soutenu la mère de la jeune victime.

Nabisco
Cette intervention place l’entreprise Nabisco sur la défensive qui, de toute évidence, devra montrer une prévention beaucoup plus visible et explicative. Si les compagnies de cigarettes ont été forcées d’afficher largement sur leurs paquets les dangers de consommation du tabac, il devient urgent et impératif qu’un producteur de produit aussi dangereux que les cacahuètes, pour une catégorie de consommateurs, détermine à première vue les risques de ses Chips Ahoy ou autres aliments du genre.

Le choc
Le drame qui a frappé la famille Stafford s’est tristement joué en un éclair.
Après avoir pris une bouchée d’un petit biscuit chez une amie, Alexi Ryann a commencé à sentir des fourmillements dans sa bouche. Elle est vite revenue chez elle où son état s’est rapidement détérioré. Elle a subi un choc, elle a cessé de respirer et est devenue inconsciente.
Alors qu’elle était consciente, sa mère lui a administré deux injections d’EpiPen pour contrer les effets dangereux qui l’accablaient. Mais le médicament n’a pu sauver la jeune fille.

EpiPen
Plus de 20 % des patients qui reçoivent une dose d’épinéphrine ou d’adrénaline, en ont besoin d’une deuxième tellement la réaction aux cacahuètes est puissante. Et dans plusieurs cas, deux doses ne suffisent pas.
En 2013, une fille de 13 ans, Nathalie Giorgi, a mangé une petite bouchée d’un dessert aux arachides. Malgré trois injections d’adrénaline, qui tend à inverser les symptômes d’un choc anaphylactique, la jeune Nathalie n’a pas survécu. Les personnes allergiques aux arachides sont de plus en plus nombreuses et les préventions sont pourtant fréquentes. Si on invite les victimes potentielles à bien lire les indications des contenants, l’une des principales recommandations est de toujours avoir à la main des doses d’EpiPen. Si l’action de l’injection d’EpiPen peut renverser les effets dangereux de l’allergie, il faut savoir que le produit doit être injecté dans les plus brefs délais.

Recommandations
Les médecins recommandent à leurs patients de prendre tous les moyens pour ne pas se retrouver dans une situation dangereuse. Ils suggèrent alors d’aviser les serveurs dans les restaurants comme ceux dans les avions.
Si une injection d’EpiPen donne un bon résultat, il est impératif de quand même faire le 911 ou se rendre à l’urgence sans délai. Une deuxième réaction peut apparaître lorsque les effets de l’épinéphrine diminuent.
Les symptômes de ce danger sont généralement des éruptions cutanées, rougeurs, démangeaisons et urticaire, un gonflement des lèvres, de la langue, de la gorge et du visage, le larmoiement des yeux, puis essoufflement, difficulté à respirer, un pouls faible, une peau pâle, une confusion, une sensation de chaleur soudaine, de vertiges et/ou d’évanouissements, de vomissements, de crampes et de diarrhée.
Une étude a démontré que 2 % des personnes traitées pour une réaction allergique dans les salles d’urgence des hôpitaux ont développé une deuxième réaction tardive environ 15 heures après le premier traitement. Aussi, 15 % des enfants ont une deuxième réaction grave seulement quelques heures après la première. Si vous souffrez d’allergies, ayez toujours un EpiPen avec vous lorsque vous partez en vacances.

À noter qu’un EpiPen en Floride coûte en moyenne 500 $ US…