Marché immobilier en mouvance


Par Le soleil de la Floride

« On ne peut pas toujours connaitre les raisons de ce mouvement. Peut-être en raison du gain que l’on fait avec la plus-value du dollar américain, ou parce que certains Snowbirds décident de changer de destination durant la saison froide », indique monsieur Flanders.

En contrepartie, plus d’Américains ainsi que de nombreux Russes achètent une propriété dans l’État.

Dans le cas de ces derniers, ils sont plusieurs à vouloir des enfants qui naissent aux États-Unis, ce qui devrait leur ouvrir une porte dans l’avenir.

Dany Flanders estime que les acheteurs croient que la Floride, en raison de sa bonne santé financière, est davantage à l’abri des récessions comparativement à d’autres pays.

Depuis la débâcle financière de 2008, le marché immobilier s’est tenu à un niveau intéressant.

« Il est normal que le marché roule intensément pour les étrangers lorsque que l’économie fait une pirouette négative ici, comme lors des secousses financières de 2000 et 2008 », raconte Dany Flanders.

Ces périodes néfastes surviennent justement en raison des prix exagérés, particulièrement dans l’immobilier.

Le marché est davantage en mouvance cette année qu’il ne l’était il y a trois ans par exemple. Ce qui est inhabituel, selon monsieur Flanders, c’est que les transactions ont atteint un taux très élevé l’été dernier, alors que normalement, cette période est plus tranquille.

Chez Remax Reaction, 60 % des affaires impliquent des Québécois.

Le fait que tous les agents de cette maison de courtage parlent le français explique le volume important de transactions de cette entreprise.

Nathalie Rousseau, aussi agente québécoise, est associée à la compagnie américaine ; The Keys Company.

Sa clientèle est à 90 % autre que québécoise, ce qui nous donne une autre facette du marché en Floride.

« Il est évident qu’il y a plus de Québécois qui vendent plutôt que d’acheter, surtout depuis trois ans alors que le dollar américain a repris de la force par rapport au huard », dit-elle.

Elle précise que de nombreux newyorkais de nationalité russe s’offrent des propriétés en Floride.

« Le marché est en mutation », ajoute-t-elle, « avec aussi plusieurs acheteurs latinos de la Colombie et de l’Argentine ».

Nathalie Rousseau précise que dans son cas, l’année 2017 a été sa meilleure depuis qu’elle est dans le domaine, ce qui démontre que le marché est effervescent avec une tendance vers d’autres nationalités.

« Je dirais qu’en ce moment le marché est à un niveau juste, c’est-à-dire autant pour le vendeur que pour l’acheteur », précise-t-elle. « Nous faisons de la publicité en Chine par exemple et la réponse des Chinois est appréciable ».

 

Villes propices

Troisième État le plus populeux du pays, quatrième PIB (Produit Intérieur Brut) le plus haut au monde, la Floride ne se limite pas uniquement à Miami Beach et aux Keys.

 

Selon une étude du très sérieux magazine Forbes, l’État du Sud comptait, en 2016, sept des 20 villes les plus propices à l’investissement dans le logement.

On comprend donc pourquoi on ne compte plus la construction de gratte-ciel, à condos et de maisons ici. Il faut tenir compte de la forte croissance démographique et de l’emploi.

 

Fort Lauderdale est un bel exemple d’une ville en pleine expansion.