L’ANCIEN PRÉSIDENT GEORGE H.W. BUSH : UN GRAND HOMME QUI A AIMÉ ET SERVI SON PAYS


Par Louis S. St. Laurent

Nous avons peu de dirigeants politiques aujourd’hui qui font passer le bien du pays avant leurs intérêts personnels. L’un de ces grands leaders, qui était l’ancien président Gorge H.W. Bush, est maintenant décédé. Les commentaires de ses amis et de sa famille lors des funérailles nous font penser que l’on peut toujours être un grand leader sans diviser le pays.

Lorsque j’ai entendu certains des commentaires de divers orateurs lors des funérailles, cela m’a rappelé à quel point il était gentil avec tout le monde, y compris les étrangers, et je me suis souvenu des trois occasions où je l’ai rencontré et lui ai parlé.

La première fois, c’était à Fort Myers en 1980, lors de sa première campagne présidentielle infructueuse (l’ancien gouverneur de Californie, Ronald Reagan, avait été élu président cette année-là). George Bush entrait dans un restaurant alors que ma femme et moi partions et il avait remarqué le macaron politique de Phil Crane sur le revers de mon habit. Le membre du Congrès Phil Crane était également candidat à la présidence cette même année. George Bush s’est arrêté et m’a serré la main. Tandis que nous parlions et l’informions que j’étais président des finances du député L.A. « Skip » Bafalis, il m’a demandé pourquoi le membre du Congrès soutenait Phil Crane et non pas lui, car ils se connaissaient bien. Je lui avais expliqué que le membre du Congrès et Phil Crane étaient des amis personnels et qu’ils faisaient partie du même comité au Congrès et que si Crane n’avait pas été candidat, nous l’aurions tous soutenu. Il a répondu qu’il comprenait l’importance de l’amitié.

Mon épouse avait mentionné à l’ancien président de l’époque, qu’elle collectionnait les macarons politiques présidentiels. George Bush en avait un à son revers, il  l’a enlevé et lui a donné pour sa collection.

Nous avons ensuite rencontré l’ancien président George Bush à la convention à Orlando, où nous avions travaillé pour la sécurité et escorté les candidats, y compris George Bush, vers le podium pour leurs discours devant les délégués.

La troisième fois que je l’ai rencontré, il était à Miami lors d’une collecte de fonds privée. Il se présentait encore à la présidence, mais cette fois, il avait réussi. Après les discours, il s’est rendu à chaque table et a salué personnellement tous les participants à l’événement. C’était bien des années après l’avoir rencontré à Fort Myers, mais il s’en souvenait encore.  Alors qu’on se serrait la main, il m’a dit : « Comment va Skip Bafalis ? »

Ces derniers jours m’ont fait penser que George H.W. Bush ressemblait, à bien des égards, à mon grand-père, Louis S. St. Laurent, premier ministre du Canada de 1949 à 1957. Mon grand-père, surnommé « Oncle Louis », était aussi un père proche de tous les membres de sa famille, il était toujours là pour les aider.

J’espère que beaucoup de nos politiciens actuels apprendront, grâce aux nombreux commentaires lors des funérailles de George H.W. Bush, qu’il est possible de diriger sans provoquer de haine ni diviser le pays.

Le 7 décembre dernier, le président Trump a nommé William Barr au poste de procureur général des États-Unis. William Barr a été procureur général de l’ancien président George Bush au début des années 90. Je l’avais alors rencontré à Fort Myers, avec l’ancien shérif du comté de Lee, John McDougall, qui organisait le congrès annuel de la Florida Sheriff’s Association.