LES CANADIENS DEVRAIENT ÊTRE PLUS APPRÉCIÉS ET MIEUX ACCUEILLIS DANS CE PAYS


Par Louis S. St. Laurent

Lorsque les 13 millions d’immigrants clandestins ont pu entrer aux États-Unis au cours des dix dernières années, ils ont été autorisés à rester au pays, et ceux qui ont été interceptés par des agents d’immigration ont également été autorisés à rester, avec la promesse qu’ils comparaîtraient devant le tribunal à une date d’audience prévue. La grande majorité d’entre eux ne se sont jamais présentés à la cour et aucun effort n’a été fait pour les retrouver, car la plupart d’entre eux donnaient une adresse fictive où ils prétendaient rester jusqu’à la date de comparution.

Lorsqu’un Canadien a été pris à rester aux É-U plus longtemps que la limite permise lors de sa visite en Floride, les autorités ont ordonné qu’il soit emprisonné à Krome, à Miami, jusqu’à ce qu’il soit rapatrié au Canada. Pendant que le Canadien vivait en Floride, il dépensait de l’argent et n’a pas profité d’aide sociale. Au contraire, il aidait à faire croître l’économie. Puisqu’il n’était pas originaire du Mexique ou d’un autre pays latino-américain, on l’a été traité différemment.

 

Pourquoi les Canadiens ont-ils autant de difficulté à obtenir un visa pour déménager ou travailler aux États-Unis? Les Canadiens qui déménagent aux États-Unis et en Floride obtiennent des emplois, développent des entreprises employant des Américains et ils subviennent à leurs besoins et à ceux de leurs familles sans chercher à profiter du système d’aide sociale américain (timbres alimentaires, habitation à loyer modique, programme fédéral d’assurance-maladie pour les personnes à faible revenu et dans le besoin, téléphones cellulaires gratuits, etc.).

 

Ils sont plus de 3,5 millions de visiteurs et Snowbirds canadiens qui viennent en Floride à chaque année aidant particulièrement l’économie de l’État. Ils n’ont pas d’enfants dans les écoles, mais ils paient des taxes scolaires. Comme ils ne sont pas des résidents permanents, ils paient beaucoup plus de taxes que les Américains, mais ils n’ont pas besoin des services gouvernementaux pour lesquels ils paient (police, pompiers, ambulance, service médical, écoles).

 

Chaque fois que des membres du Congrès américain parlent de modifier les lois sur l’immigration pour permettre aux Canadiens de rester plus de six mois aux États-Unis, les lois proposées ne sont jamais adoptées. De nombreux politiciens à Washington continuent d’être inefficaces sur de nombreuses questions importantes, telles que l’immigration, le contrôle des armes à feu, la fraude de l’aide sociale et l’assurance médicale pour tous.

 

C’est pourquoi un couple âgé, ayant des problèmes de santé, a peine à payer l’épicerie car il ne peut pas payer le montant des médicaments prescrits afin de pouvoir rester en vie.

 

Les États-Unis auraient beaucoup à apprendre du Canada à propos de leur système de santé et du contrôle des armes à feu afin de mettre fin au genre de tragédie qui s’est produite il y a quelques semaines à l’école secondaire Marjory Stoneman Douglas de Parkland. Dix-sept étudiants et professeurs ont perdu la vie parce qu’un ex-étudiant a pu acheter légalement une arme d’assaut (AR 15) alors que le département du shérif local et le FBI savaient qu’il possédait de nombreuses armes et qu’il avait fait des menaces. Cette terrible tragédie n’aurait jamais eu lieu au Canada en vertu des lois canadiennes sur les armes à feu, des exigences de vérification des antécédents, de la période d’attente ainsi que du type de fusil autorisé, car les armes d’assaut ne sont pas autorisées au Canada.