Au nord, on rêve de la Floride

Au nord, on rêve de la Floride


Par Le soleil de la Floride

Si la Floride est devenue le deuxième États du pays où il arrive le plus de visiteurs à chaque année, il faudra s’attendre à ce que ses aéroports soient davantage bondés l’hiver prochain.

Les Canadiens, et les Québécois en particulier, vont sûrement se bousculer pour se rendre au soleil dès que l’automne avancera vers le froid. L’été a été tellement maussade que jusqu’à la mi-juillet, on ne savait plus à quel Saint se vouer.

Les pluies nous tombent encore dessus à tout moment et le mercure grimpe timidement à un degré raisonnable pour nous convaincre que nous sommes bien en été.

Jusqu’ici, Dame Nature a à peine offert le confort suffisant pour sortir sans son parapluie. Pire encore, les repas à l’extérieur étaient rares et les soirées agréables viennent à peine de se pointer. 

Les plaques chauffantes extérieures sont restées longtemps couvertes, comme si chaque cour avait une tombe sur son parterre. Les gazons étaient entretenus si le soleil dépassait sa limite de durée. On s’ennuyait de la Floride, elle qui nous avait offert un hiver doucereux sans ses humidités écrasantes, et de l’été dernier où la vie ressemblait beaucoup plus au temps passé dans l’État du Sud.

Les restaurateurs se sont arrachés les cheveux jusqu’à la mi-juillet et ont fait des neuvaines pour qu’un court été fasse son apparition. Les terrasses ont été longtemps désertes et les serveurs comptaient leurs sous, parce les pourboires restaient dans les poches des clients absents.

Durant ces périodes, on comprend mieux pourquoi tant de Canadiens rêvent de débarquer en Floride pour y rester.

Malheureusement, ne s’y installe pas qui veut.  Les services d’immigration sont de plus en plus scrupuleux pour souhaiter la bienvenue aux rêveurs d’un climat tranquille, malgré bien entendu les ouragans qui viennent parfois bousculer certains espaces. Ils sont nombreux en ce moment ceux qui souhaitent que le projet de loi permettant aux visiteurs d’y séjourner entre sept ou huit mois par année, soit adopté par les autorités du pays.

Fort probablement que la population floridienne aurait été un peu plus dense en avril, mai et juin.

Les Snowbirds qui ont séjourné en Floride trois ou quatre mois au printemps, parce que l’hiver refusait de déguerpir du Nord, doivent faire des calculs en prévision de leur prochain départ automnal pour ne pas tricher au-delà des 183 jours permis, selon la loi des États-Unis. 

Il faudra prendre son mal en patience puisque le Président Donald Trump a bien d’autres chats à fouetter ces temps-ci.