JC Penney sort du naufrage JC Penney semble un incontournable pour les Canadiens qui viennent en Floride.

JC Penney sort du naufrage JC Penney semble un incontournable pour les Canadiens qui viennent en Floride.


Par Le soleil de la Floride

Comme Home Depot, ici, JC Penney échappe à la visite de très peu de touristes du Canada, surtout que la chaine est absente de l’autre côté de la frontière.

Après avoir connu une véritable hémorragie financière d’un milliard de dollars en 2013, la réputée chaine de magasin JC Penney, veille de 112 ans, recouvre la santé.

Ses pertes se sont ratatinées grâce à des ventes qui ont dépassé les prévisions, particulièrement en raison de la demande des consommateurs dans les secteurs des vêtements pour hommes, les bijoux et la marque de produits beauté Sephora.

Cette institution américaine avait totalement manqué le coche en tentant de se réinventer sous la direction de Ron Johnson, ex-dirigeant d’Apple.

Sa stratégie avait mené les ventes à un effondrement apeurant, au point que l’on ne donnait pas cher quant à l’avenir de cette gigantesque entreprise, bien campée dans les grandes villes des États-Unis.

En fait, les progrès financiers se manifestent depuis les trois premiers trimestres de la présente année.

Myron Ullman reçoit tout le mérite et le crédit de ce spectaculaire redressement après être sorti de sa retraite, lui qui avait tant contribué au succès de JC Penney, comme chef de direction.

Myron Ullman a passé la main, en août dernier, à Marvin Ellison, ancien membre de la haute direction de Home Depot.

Monsieur Ullman a non seulement stabilisé les ventes, mais il leur a donné un véritable élan en rétablissant les ventes à rabais fréquentes et en ramenant sur le plancher, les marchandises de base et de marques populaires écartées par Ron Johnson.

Au deuxième trimestre de la présente année financière, les pertes de JC Penney affichaient 138 millions de dollars, soit une importante diminution de 34 millions de moins que pour la même période l’année précédente.

Les revenus ont donc grimpé de 2,7 % à 2,88 milliards de dollars.

Les analystes financiers avaient prévu des revenus de 2,86 milliards, ce qui correspond aux vrais chiffres.

Le jour où la clientèle s’est retrouvée devant un tout autre concept chez JC Penney, elle ne se reconnaissait plus. C’est là qu’elle lui a tourné le dos. Le virage a été massif et virulent.

Les consommateurs ont alors choisi d’aller voir ailleurs.

La gaffe

L’une des pires décisions du nouveau PDG, Ron Johnson, est survenue lorsqu’il a décidé d’éliminer totalement les coupons-rabais, tant courus par la clientèle.

Les conséquences ont été assassines, faisant plonger les ventes de 4,3 milliards de dollars.

On peut comprendre que le retour à la rentabilité n’a pas été une marche dans un jardin de roses.

C’est à la suite de ce désastre que l’on a supplié Myron Ullman de reprendre le rôle de pilote du vaisseau.

Pour relever l’entreprise il a fallu traverser des étapes douloureuses comme la fermeture de magasins et conséquemment des mises à pied.

Le successeur de monsieur Ullman n’a que 50 ans et son passé semble bien garant de l’avenir, lui qui a passé 12 ans à la direction de Home Depot et 15 autres chez Target.

Si JC Penney n’est pas définitivement sauvé du naufrage, il est dans les mains d’un véritable capitaine en Marvin Ellison.