Loi avec des dents sur les calories

Loi avec des dents sur les calories


Par Le soleil de la Floride

Il aura fallu trois ans à l’Agence américaine des produits alimentaires pour finaliser la règlementation sur la quantité de calories dans les repas des chaines de restaurants fast-food et des pizzérias.

Ces mesures visant à réduire l’obésité étaient l’un des objectifs inscrits dans le projet de loi Obamacare.

Toutes les chaines de vingt restaurants et plus ou de points de distributions, comme Little Ceasar’s Pizza ou Papa’s John, sont dorénavant soumissent à ces règles.

Les épiceries et certains commerces qui offrent des plats à apporter tels des sandwichs et des salades, devront également respecter ces nouvelles exigences.

Les boissons gazeuses aussi devront montrer les indications respectant ces normes.

La FDA révèle que les consommateurs bouffent un tiers de leurs calories à l’extérieur de la maison et que de plus en plus d’entre eux désirent être informés sur les produits qu’ils mangent.

Les incitatifs de la nouvelle réglementation sont un pas important pour la santé publique et aideront les consommateurs à faire des choix plus éclairés pour eux-mêmes et pour leur famille.

Le Soleil

Les Américains, comme vous l’avez lu dans Le Soleil de la Floride il y a quelques semaines, sont de plus en plus conscients de la gravité de ce phénomène qu’est l’obésité, et surtout de ses conséquences.

Un petit rappel seulement sur une étude dévastatrice sur ce véritable fléau.

L’obésité atteint un seuil critique dans le pays, particulièrement ici dans le Sud où l’on retrouve neuf des dix États les plus affectés par cette maladie.

Un tiers des adultes est touché. Plus des deux tiers d’entre eux soit 68,5 % souffrent de surpoids ou sont obèses.

Les baby-boomers âgés entre 45 et 65 ans forment le groupe le plus atteint.

Dans ce même article, nous faisions part d’une diminution de la clientèle chez McDonald. Ici, il est important de préciser que cette chaine indique depuis un bon moment, le nombre de calories dans sa nourriture et ce dans tous ses restaurants en Amérique.

Inutile d’ajouter combien les Institutions de santé, qui multiplient les campagnes pour rétrécir cet inquiétant bilan, se félicitent d’avoir répété à haute voix, combien urgente était devenue la mise en place de lois pour enrayer la montée fulgurante de l’obésité.

Les nouvelles règles de l’Agence américaine des produits alimentaires, connue sous le cigle FDA, indique aussi qu’à la demande de la clientèle, les restaurants devront afficher la quantité de gras saturée, d’acide gras trans, de cholestérol, de sodium, de glucides, de fibres, sucres et protéines.

La règlementation inclut le popcorn et autres produits alimentaires vendus également dans les cinémas et parcs d’attractions.

Un responsable du Center for Science in the Public Interest, organisation influente de défense des consommateurs, qualifie cette décision de plus grande avancée en matière d’informations nutritives pour les Américains au cours des 20 dernières années.

Pas fini

Tout n’est pas coulé dans le ciment pour autant. Il faut s’attendre à quelques batailles juridiques, particulièrement de la part du groupe national des épiceries, le Grocer’s Association, qui a immédiatement montré sa déception en raison du fardeau coûteux que la loi leur inflige.

Lors de la présentation de cette législation en 2010, les épiceries n’étaient pas incluses comme parties soumises à ce projet de loi. Ces distributeurs se défendent d’être des restaurateurs. Ils rappellent qu’ils étaient exclus de la liste des commerces visés lors de la conception de cette mesure.

On peut penser que la bataille sera longue.

Certains États n’ont pas attendu qu’on leur impose des règles avant d’entreprendre ce mouvement sur la qualité nutritive des aliments dans la restauration rapide.

Dès 2006, l’état de New York décrétait ses propres exigences en ce sens. Dix-huit villes et États ont emboité le pas à ces standards, conduisant à la création de la National Restaurant Association. Cette démarche s’est faite de concert avec des regroupements de consommateurs.

Cette initiative se voulait un bouclier pour ne pas être confronté à une règle venant d’ailleurs.

Les institutions et les organismes de santé sont loin d’avoir gagné la guerre dans ce domaine.

Mais on le voit, ils remportent des batailles de plus en plus importantes.