Membre indispensable chez les Panthers


Par Le soleil de la Floride

À 34 ans, Jérôme Burke, un montréalais, est chef du personnel des Panthers de la Floride, qui regroupe 200 employés. Il en est à sa septième année au sein de l’organisation.

Jérôme est les yeux et les oreilles du président de l’équipe, Matt Caldwell, lui qui n’a que 36 ans, et du propriétaire des Panthers Vincent Viola. Ce cadre de l’entreprise s’est joint à l’organisation en 2012 lorsqu’il a cogné à la porte des patrons pour compléter son stage en finance. Après huit mois de travail dans ce milieu, les patrons ont décidé de l’embaucher à plein temps.

Jérôme fréquentait la Florida Atlantic University à Boca Raton où il complétait un MBA en sport administratif. « Je rêvais de me retrouver dans une organisation sportive et là j’étais comblé puisque j’aboutissais chez une équipe de hockey professionnel. Bien que je n’avais pas encore terminé mes études, j’ai accepté le poste et j’ai complété mon MBA par les soirs à l’Université », raconte-t-il.

Plus jeune, lorsqu’il était à Montréal, il avait travaillé avec le Canadien Junior avant que l’équipe devienne l’Armada. Il a aussi joué au football quatre saisons pour l’Université McGill. Le sport est son ADN puisqu’il a toujours frayé dans ce milieu. Son entrée aux États-Unis a été simplifiée puisque son père, Joseph Burke, était un américain qui travaillait à Montréal où il a rencontré une jeune femme de St-Michel-de-Bellechasse, Luce Santerre, qui étudiait en médecine à McGill.

Jérôme a occupé plusieurs postes dans l’organisation des Panthers. Il a d’abord passé deux années au service des finances, sa spécialité. Par la suite, il est devenu secrétaire de route de l’équipe, une tâche lourde où tous les membres de la formation dépendent de lui dans une certaines mesures. Pour accomplir ce boulot, il est absolument nécessaire d`être discipliné et organisé. « J’ai adoré me retrouver avec les joueurs, les entraîneurs, les responsables de l’équipement, mais la tâche n’était pas du tout de repos. Il fallait s’occuper de tout, que ce soit les demandes de joueurs pour des billets pour les amis, des services pour leur famille, des clefs désignant leurs chambres, sans compter les vols d’avion, les services d’autobus, les meilleurs restaurants en ville et mille autres petites choses. Je n’aurais sûrement pas fait ce boulot toute ma vie parce que le stress prenait de la place à certain moment ». Jérôme confesse qu’il n’est pas toujours facile de composer avec de jeunes millionnaires. Il faut faire preuve de diplomatie et de psychologie. Il faut un certain temps avant de se familiariser avec chacun. L’important est d’obtenir le respect des vétérans. Une fois cette étape franchie, les choses roulent merveilleusement.

Après ses deux années dans le vestiaire, le jeune montréalais est retourné au service financier en tant qu’analyste, ce qui implique tout ce qui concerne les dépenses et les entrées financières. « Je dois tout savoir sur ce qui se passe dans ce domaine. Je suis heureux de constater que j’ai la totale confiance de mes supérieurs ».

Jérôme Burke a d’autres ambitions. Bien sûr qu’il veut gravir encore les échelons. « C’est certain que je veux devenir un jour président
d’une importante entreprise.

Mais le monde du hockey me passionne. Je regarde beaucoup de ce côté ». Au fond, lorsque l’on connaît Jérôme, on peut dire qu’il pourrait sûrement suivre les pas d’un Julien Brisebois, aujourd’hui directeur-gérant du Lightning de Tampa. Il possède les attributs nécessaires pour y arriver.