Mésentente entre l’État et les casinos

Mésentente entre l’État et les casinos


Par Le soleil de la Floride

La tribu Séminole de la Floride, propriétaire de plusieurs casinos, verse annuellement plus de 350 millions à l’État en compensation des droits des jeux de hasard qu’elle détient.

Mais la tribu vient de faire savoir qu’elle met fin à cette importante contribution en raison d’un différend qui est en suspens depuis plusieurs années à propos des jeux appelés « multi-joueurs ».

Les Séminoles de Floride soutiennent qu’ils maintiennent de bonnes relations avec l’État mais qu’ils mettront fin à ces redevances jusqu’à ce qu’une entente de plusieurs années intervienne entre les deux parties. Le présent règlement conclu avec l’ancien gouverneur Rick Scott prend fin le vendredi 31 mai.
À la fin de la session législative, il a été question de permettre à la tribu d’avoir des droits sur les paris sportifs, ce qui aurait considérablement accru les recettes de l’État. Mais aucun accord n’est survenu avant la fin de la session, les législateurs indiquant qu’ils manquaient de temps pour étudier cette mesure.

Ce projet visait une entente de 31 ans avec la tribu, ce qui ouvrait la porte à la possibilité de parier sur les événements sportifs de la Floride.
Le gouverneur actuel Ron DeSantis a fait savoir qu’il tentera de négocier une entente qui sera la meilleure pour l’État. « Les dirigeants du Sénat ont négocié, ce qu’ils ont le droit de faire, mais je suis le négociateur en chef dans ce dossier et je vais tenter d’obtenir le meilleur pour l’État. J’espère trouver une solution pour septembre prochain », dit-il.
John Lookwood, avocat représentant de nombreux organismes de Floride dans le pari mutuel, se dit surpris de l’attitude des « Seminoles » puisqu’ils détiennent déjà une entente qui est l’une des meilleures de tout le pays. Il ne comprend pas la nouvelle revendication de la tribu, surtout qu’elle gagne déjà des milliards de dollars par année. Il qualifie d’audacieuse cette attitude.
Selon un représentant du Sénat, ce manque à gagner de 350 millions de dollars par année n’affectera pas le dernier budget adopté.