Martin Dubé ne cesse d’éblouir par la qualité de ses imitations


Par Le soleil de la Floride

Un artiste qui aspire à une carrière professionnelle peut mettre des années avant d’atteindre son objectif, avant de faire partie de la ligue des Grands. L’imitateur de voix chantées, le Montréalais Martin Dubé, a compris, à coups de persévérance et de ténacité, qu’un jour, son tour viendrait ! Il se dit heureux de son destin.

 

À l’aube de ses 45 ans, le Québécois aime se rappeler de sa lancée dans le monde artistique alors qu’il était un jeune adulte. « Je me suis vite rendu compte que ma voix avait l’avantage de passer d’une octave à l’autre, sans trop de difficultés, ce qui me permettait d’élargir mes horizons et d’ajouter constamment des artistes, autant féminins que masculins, à mes tours de chants. »

« Claude Landry, de La Tuque, fut l’imitateur qui m’a le plus inspiré à mes débuts. Il était exceptionnel. Étant donné qu’à l’époque, nous travaillions pour la même agence, Claude m’aidait. Il me donnait des trucs à l’occasion. Il m’a beaucoup appris. Je sais que sa carrière a pris une tangente inattendue mais dans mon esprit, Claude était un artiste étonnant, au talent remarquable. Il ne chantait pas, mais ses imitations frôlaient toujours la perfection et son humour était pétillant. »

 

Optimisme

Martin Dubé déborde d’optimisme. « Pour un imitateur de voix chantées comme moi, les années n’ont pas toujours été faciles mais maintenant, tout va très bien. Je n’ai pas à me plaindre. Je dois avouer que le marché corporatif restera toujours l’une de mes cibles. Que ce soit pour des congrès ou tous autres événements d’envergure, les gens veulent se changer les idées après des heures passées en réunions. En ce sens, j’ai toujours été le bienvenu pour distraire le public. »

 

« De nos jours, nous sommes très peu d’artistes à s’orienter vers les imitations chantées. Il y a Véronic Dicaire et André Philippe Gagnon. Je crois que c’est tout! J’ai mon style, bien ancré dans ma génération. En ce sens, mes 15 années d’expérience à travers le monde m’ont enrichi à tous points de vue. »

Une centaine de personnages dans un seul et même spectacle, voilà l’exploit que Martin Dubé réussit sur scène. De Louis Armstrong à Tina Turner, de Frank Sinatra à Céline Dion, de Rod Stewart à Mika, de Michael Jackson à Claude Dubois. On serait porté à croire que la liste est interminable! De plus, il précise qu’il a beaucoup travaillé afin de perfectionner son anglais. Il peut dire mission accomplie. « Maintenant, je comprends davantage le sens de mes paroles lorsque je chante en anglais. »

 

Vers les casinos

Sans prétention, il dit vouloir explorer un autre milieu, celui des casinos, en Amérique du Nord. Martin Dubé et Sophye Nolet (conjointe, chanteuse et gérante) bourdonnent d’idées nouvelles. Ils ont le sourire facile lorsque nous leur piquons un brin de jasette! Plus que tout au monde, ce qu’ils désirent pour le moment, c’est d’obtenir leur citoyenneté américaine, ce qui devrait se concrétiser d’ici l’an prochain. Le couple est installé en Floride depuis une douzaine d’années. Ils ont pignon sur rue à Deerfield Beach. À propos de Sophye Nolet, son apport au CanadaFest renouvelé a été d’une importance capitale.

Martin et Sophye bénéficient de visas 0-1 et 0-2. Imaginez que pour obtenir un visa 0-1, il faut posséder des aptitudes exceptionnelles, que ce soit en sciences, en arts, en affaires, en éducation, etc. Par conséquent, le statut de Martin Dubé l’oblige à travailler temporairement aux États-Unis. Ce dernier été sélectionné par acclamation nationale et internationale pour son talent indéniable. Quant au visa 0-2, il est remis à l’accompagnatrice; donc Sophye Nolet.

Bref, 2018 s’annonce des plus prometteurs. Percée dans les casinos de la Floride, tournée européenne, le marché corporatif plus que jamais. Il sera d’ailleurs au Casino de Montréal le 27 juin. Martin Dubé a de quoi se réjouir de sa popularité. Visitez son site web www.martindube.biz pour l’horaire de ses spectacles en Floride.