Président Obama visite les Everglades.


Par Le soleil de la Floride

En avril dernier, lors des célébrations de la Journée de la Terre, le président Obama est venu faire une visite du parc des Everglades pour constater les énormes problèmes environnementaux qui l’anéantissent rapidement. Il n’a eu d’autre choix que de prendre la chose au sérieux…

L’eau de consommation

Président des États-Unis Barack Obama

La nuée touristique fait ombre sur la dégradation de ce grand marais : les Everglades.

Il est le plus grand écosystème responsable de la production de la réserve d’eau douce qui alimente 8 millions d’habitants. C’est aussi une réserve de biosphère où des milliers d’organismes marins, terrestres et aviaires contribuant à la chaine de la vie, viennent se rencontrer lors de l’accouplement. Ceux qui ne comprennent pas l’importance de cet écosystème et nient le problème qu’il subit, le font carrément par manque d’éducation.

Le Président Obama était surpris : “Si nous n’agissons pas maintenant, il se peut que le parc des Everglades ne soit jamais plus comme nous l’avons connu.”

Et pour ajouter à ce triste bilan, des scientifiques venaient de terminer des études dans la région. Comme pour jeter de l’huile sur le feu, ils ont confirmé que les effets de l’élévation du niveau de la mer menace d’effondrer les marais côtiers beaucoup plus vite qu’il en faut à l’écosystème pour s’adapter. L’eau salée envahirait donc la réserve d’eau douce.

Refus des législateurs

Les écologistes ont recommandé au gouvernement de s’approprier un immense terrain, présentement utilisé pour la production de canne à sucre. Selon eux, celui-ci est nécessaire pour stocker l’eau et faire revivre le sud des Everglades qui flétrit rapidement. De plus, redonner la vocation à ce terrain empêcherait l’eau polluée d’encrasser les estuaires situés près du lac Okeechobee.

Mais rien à faire, la recommandation a été carrément refusée.

«Le changement climatique ne peut plus être nié. Il ne peut pas être éliminé. Il ne peut surtout pas être omis de la conversation « , déclarait le Président Obama qui en a profité pour donner un petit coup bas au gouverneur républicain Rick Scott. Celui-ci aurait interdit au personnel à Tallahassee, d’utiliser le terme «changement climatique» puisqu’il refuse d’y croire.

L’effort de tous

Le gouverneur Scott a refusé d’aller accueillir le Président à son arrivée en Floride, sous prétexte qu’il se devait de rester dans la Capitale pour la session législative. Pourtant, il s’était baladé à Orlando deux jours avant, visité West Palm Beach la veille, et il avait planifié de se rendre à Fort Myers le lendemain de la venue du Président.

Quoi qu’il en soit, le président Obama devra mener à terme les engagements du gouvernement fédéral envers les Everglades et payer les 58 millions de dollars en arriérage, promis pour la maintenance du plus grand parc national situé à l’ouest du Mississippi.

Il a aussi déclaré que ce n’est plus un problème qu’on doit léguer à la prochaine génération. Que c’est une détresse qui existe maintenant avec de sérieuses implications sur notre façon de vivre présentement.

La politique devra faire place au bon sens pour que les choses progressent.

En attendant, faites un effort pour mieux gérer l’eau venant du robinet!