L’auto-hypnose


Par Le soleil de la Floride

On a vu dans l’article précédant que l’hypnose est entrée sur la scène médicale occidentale introduite par des médecins. Ceux-ci avaient compris que la confiance du  malade et les moyens scientifiques disponibles ne suffisaient pas toujours à sa guérison alors qu’un je ne sais quoi supplémentaire ouvrait de grandes possibilités thérapeutiques. Rappelons ce que le médecin écossais James Braid disait:  « L’hypnose est un état de concentration mentale durant lequel les facultés de l’esprit du patient sont tellement accaparées par une seule idée qu’il devient indifférent à toute autre considération ou influence ».

Ce qui équivaut À traduire et dire en d’autres termes que:

 

 

Toute hypnose est auto-hypnose

C’est un principe important pour capter ce qu’est l’état hypnotique, souvent incompris par la plupart des gens qui discutent de l’hypnose sans en connaître le fondement et fonctionnement et ont peur d’être hypnotisés sans leur accord.

Pourtant, nous sommes régulièrement sous hypnose et il n’est pas nécessaire d’aller voir un hypnotiste pour être hypnotisé.  

Pour ces raisons, il faut parler du libre arbitre quand on parle d’hypnose puisque la volonté vient du libre arbitre. Les gens qui vont voir un spectacle d’hypnose le font librement et sont déjà sous l’hypnose de l’idée qu’ils se font de l’hypnose.

Mais revenons au commencement. Au début, l’enfant que nous sommes est sous l’influence de grands hypnotistes comme les parents et la famille, qui eux même ont été sous l’influence des leurs.

Le libre arbitre n’existe pas encore vraiment, subjugués que nous sommes par le flux d’informations qui nous vient de partout. Involontairement on copiera la démarche de papa, on prendra facilement du poids comme maman, on montrera des signes de militantisme féministe comme la cousine Bernice. Ensuite cela s’étendra au contexte et entourage extérieur: on voudra être végétarienne comme la copine Anna, prendre des cours de batterie pour faire un jour parti d’un band etc.

Alors que le cerveau continue de se former, il s’imprègne de ce qu’il voit, sent, entend et touche par le biais du corps, son complice, et reproduit ce qui est le plus marquant.  

Ce qui est le plus marquant, donc hypnotique.

L’entourage immédiat, dans lequel nous sommes, influe donc sur notre système. Il est dilué dans une sorte de stupeur de l’être vivant face au monde extérieur, donc en état d’hypnose.

Si le choc est considérable, il laissera une image quasiment indélébile dans ce qu’on appelle le subconscient, ce qui est sous Le conscient et donc caché de ce qui est perçu consciemment.

C’est dans cet espace enfoui, éloigné et à la fois voisin du conscient, que l’on trouve parfois les racines de certains comportements considérés comme positifs ou négatifs ou les causes d’états chroniques débilitants. Fascinant non?

 

Texte original de l’auteur. Copier, c’est plagier.

Si vous avez des questions, Catherine Edelson:

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