NICOLAS MARTIAU Ancêtre français de George Washington et d’Elizabeth II


Par Le soleil de la Floride

En quittant son île de Ré, située en face de la Rochelle (France), Nicolas Martiau, né en 1591 ne pouvait imaginer que ses descendants allaient faire partie de deux lignées dont le rôle historique est sans pareil. Les faits, documentés depuis de nombreuses années, sont peu connus et l’on peut affirmer sans crainte que Nicolas Martiau est non seulement un ascendant direct de George Washington premier président des États Unis d’Amérique, mais également de l’actuelle souveraine du Royaume Uni de Grande Bretagne, Élizabeth II! 

 

Sa descendance et ses liens avec deux personnages historiques

-Lien ancestral entre Nicolas Martiau et George Washington:

Elisabeth Martiau l’aînée des enfants du couple Martiau-Berkeley se marie en 1641 avec le colonel Reade. Leur fille, Mildred Reade sera l’arrière-grand-mère de George Washington.

-Lien ancestral entre Nicolas Martiau et Elizabeth II:

Mary Warner, une des filles de Mildred Reade, arrière-grand-mère de George Washington, est l’ancêtre d’Elizabeth Bowes-Lyon épouse du roi d’Angleterre George VI et mère de l’actuelle reine Élizabeth II.

 

Deux lieux de mémoire à Yorktown, VA, et sur l’ile de Ré, France 

-Au 114 Ballard Street dans l’Historic Yorktown, on peut voir une plaque indiquant que c’est à cet emplacement que se trouvait la maison de Nicolas Martiau et où il est décédé. 

-De l’autre côté de l’Atlantique en France sur son île natale de Ré, a été inaugurée en 2007 dans les jardins de l’hôtel de Clerjotte à Saint-Martin-de-Ré, une statue de George Washington avec une plaque commémorative rappelant qu’il est le descendant de Nicolas Martiau, un enfant du pays.  L’hôtel Clerjotte 13 avenue Victor Bouthillier est aujourd’hui le siège du Musée Ernest Cognacq.

 

L’incroyable destin de Nicolas Martiau (1591-1657)

À l’époque d’Henri IV, roi de France de 1594 à 1610, un très grand nombre de familles nobles et bourgeoises du royaume de France faisaient partie d’un mouvement regroupant ce que l’on appelle aujourd’hui les protestants ou Huguenots, qui s’opposaient au catholicisme traditionnel et du coup, à la royauté qui restait fidèle au catholicisme traditionnel. 

Nicolas Martiau est issu d’une de ces riches familles à la fois armateurs, négociants et d’obédience protestante calviniste. Lui, les siens et les membres de la « Religion Prétendue Réformée », sont donc menacés et beaucoup vont partir volontairement ou doivent s’exiler vers d’autres pays comme la Suisse, l’Allemagne ou l’Angleterre qui les accueillent facilement car ce sont des pays dits « protestants ».

 

De religion protestante, il doit fuir les persécutions et s’exiler 

La famille de Nicolas Martiau est en relation permanente avec les commerçants anglais qui viennent régulièrement dans la région de La Rochelle. Il quitte la France pour l’Angleterre en 1615, se lie d’amitié avec le comte de Huntington-Hastings qui intervient pour qu’il puisse obtenir rapidement la « citoyenneté anglaise », car il veut lui confier l’administration de ses affaires dans la colonie de Virginie en Amérique. À l’âge de 29/30 ans, il  embarque  donc à bord du Francis Bona Ventura avec 152 autres passagers et arrive à Jamestown en août 1620, C’est à l’époque la colonie anglaise la plus importante au Nouveau-Monde. Son premier travail est de sécuriser la petite colonie en construisant des palissades de défense qui lui permit en 1622, de ne pas être massacrée par les Indiens. Le succès de cette mesure lui valut le titre de « capitaine ingénieur en palissades ». On le charge alors de fortifier avec des palissades les colonies de Yorktown, Fort Story, Old Point Comfort et Fort Monroe, un des plus vieux fort en Amérique. Tout le reste de sa vie, il va développer des affaires florissantes dans la colonie.  Dans les années 1630,  c’est sur sa recommandation que de nombreux huguenots de France viennent s’y installer pour cultiver la vigne, pratiquer l’élevage du ver à soie et faire le traite du sel

Il épouse Jane Berkeley en 1623, veuve d’un jeune officier anglais dont elle porte le nom. On ne sait rien quant à son nom de jeune-fille et au sujet de  son arrivée à la colonie. Elle serait née en Angleterre vers 1593 et serait décédée à Elizabeth City, Virginia, vers 1640, quelques années avant le décès de Nicolas Martiau à Yorktown en 1657. Ils auront ensemble quatre enfants.

 

Un des pères fondateurs de Yorktown, Virginie 

À l’âge de 40 ans, en octobre 1631, Nicolas Martiau s’installe à Yorktown.

C’est une petite colonie à l’est de Jamestown sur les bords de la York River qui deviendra célèbre en 1781-82 au moment de la guerre d’indépendance à laquelle participe le Marquis de La Fayette et les troupes françaises de « L’expédition particulière » sous le commandement de Rochambeau. C’est ici qu’aura lieu la reddition de Lord Cornwallis, commandant des troupes anglaises, marquant ainsi la victoire des insurgés de Georges Washington et le début des États-Unis d’Amérique.

Nicolas Martiau connait bien la colonie et ses habitants. C’est lui qui dans le passé en avait érigé les palissades de défense et il en devient rapidement un des notables influents. Il est élu à la «House of Burgesses » de la ville, c’est à dire l’assemblée votant les lois de la colonie de Virginie. Le Gouverneur lui alloue en compensation 600 hectares de terres à l’emplacement même où 150 ans plus tard, son arrière arrière-arrière-petit-fils, George Washington, obtint la capitulation de l’armée anglaise.

-En 1633, il est  nommé commissaire et juge de paix. 

-Le 28 avril 1635, il s’oppose et se révolte contre le Gouverneur Sir John Harvey qui avait autorisé le débarquement de colons catholiques. Harvey le fait arrêter avec l’intention de le pendre. Mais Nicolas Martiau réussi à le faire destituer et le faire renvoyer à Londres. Le colonel Reade, secrétaire de la colonie, le remplace et deviendra son gendre lors de son mariage avec sa fille Elizabeth. 

Nicolas Martiau meurt à Yorktown en 1657 après avoir affranchi ses deux esclaves et leur avoir légué de quoi subvenir à leurs besoins.

 

Un caveau familial dans le cimetière de l’Historic Yorktown

Même si on n’a pas d’informations précises sur le lieu de sa sépulture, on peut penser qu’il a été enterré dans le cimetière familial non loin de sa maison dont l’emplacement a été redécouvert seulement en 1936, lors de travaux sur la rue Buckner. C’est dans ce cimetière qu’a été enterrée sa femme Jane, décédée avant lui vers 1640, et où on a retrouvé les restes de nombreux autres membres de la famille dont le capitaine Nicolas Martiau Sr., son fils Nicolas Martiau Jr. (mort en bas âge), Elizabeth, (mariée au colonel George Reade, gouverneur de la Virginie), Mary (mariée au colonel  John Scarsbrook, un des chefs de la  Bacon’s Rebellion), Sarah (mariée au capitaine William Fuller gouverneur du Maryland). Au total les restes de 16 personnes ont été retrouvés et transférés dans le cimetière Grace Episcopal Church de Yorktown, où l’on peut voir aujourd’hui les pierres tombales d’Elizabeth Martiau et de son mari, le Colonel George Reade.

 

Source : www.nicolasmartiau.org www.wikipedia.org