Info Express:

  • La bataille des devises

  • Présentation des maillots de bain 2018!

  • La crise des opioïdes empire!

Les recherches scientifiques ne mentent pas. D’ici une trentaine d’années, les villes américaines longeant la mer seront inondées en raison des changements climatiques qui menacent la planète Terre.

Les études en ce sens se multiplient et devraient conscientiser profondément ceux qui détiennent les pouvoirs pour ralentir cette marche irréversible vers une catastrophe à très haute échelle.

Si le Président des États-Unis, Donald Trump, croit avoir ébranlé la marche de l’entente de Paris en retirant son pays de cette accord, il doit réaliser que sa décision a plutôt donné un immense élan aux défenseurs et protecteurs de notre habitat.

La montée aux barricades contre la décision du Président s’est faite en moins de temps qu’il ne faut pour le dire à la grandeur du Globe, menée par les plus hauts dirigeants de presque tous les pays de la planète.

Aussitôt, le mouvement s’est étendu dans les capitales, les métropoles, les grandes villes, les agglomérations, les villages et les campagnes, particulièrement aux États-Unis, d’où origine cette brisure de l’entente de Paris.

Plus de 1 000 maires à la grandeur du pays, dont ceux de New York, Los Angeles, Miami, ont repoussé sans la moindre retenue, la promesse faite par le Président lors de sa campagne électorale.

La Floride est l’État du pays le plus menacé par les conséquences d’une ascension débridée du CO2 dans l’atmosphère. Les maires de la Floride font alors front commun dans cette rebuffade à l’endroit de Trump, qui, de jour en jour, se voit isolé, même par ses propres alliés.

Les maires de la Floride font front commun en avisant le Président qu’il ne pourra pas compter sur leur appui.

Le message

Dans une lettre, signée par une centaine d’entre eux, ils promettent d’accélérer la lutte sans lui.

Jack Seiler, maire de Fort Lauderdale, insiste pour rappeler que la côte sud-est de la Floride est la plus vulnérable face aux changements climatiques alors que déjà les propriétés à proximité de la mer se font inonder à la moindre montée des eaux.

“L'ensemble de l'État est en danger avec l'élévation du niveau de la mer. Si le gouvernement fédéral choisit de ne pas participer, je pense que c'est un mauvais geste, mais il nous incombe de faire notre part ", insiste-t-il.

Le maire de Delray Beach, Cary Glickstein, l’un des signataires a déclaré," Le président ne prend pas la position d’un leader sur ce sujet et c’est vraiment tragique à tellement de niveaux. C'est énormément décevant pour tout le monde. Les gens sont, à juste titre, déçus d'une décision qui semble être motivée par la politique plutôt que par le mieux-être des américains et du pays".

Richard Kaplan, maire de Lauderhill, a promis de continuer à chercher des moyens d'accroître l'efficacité énergétique.

"Avec ou sans le gouvernement fédéral, la ville de Lauderhill fera toujours sa part pour atténuer les problèmes liés au changement climatique et pour aider l'environnement", a-t-il dit.

La mairesse d’Hallandale, Joy Cooper, a donné l’assurance que sa ville continuera de se concentrer sur la résolution des inondations et l'élévation du niveau de la mer.

"Je suis très alarmée par le mépris qu’il voue à notre environnement, au milieu des progrès que nous avons faits en tant que pays et l'exemple que nous devrions donner pour le reste du monde", a déclaré Cooper.

Pour le maire d’Hollywood, Josh Levy, sa ville maintiendra également sa lutte contre le changement climatique, y compris le problème de l'élévation du niveau de la mer

"L'une des principales menaces liées au climat dans la ville d'Hollywood et toute la région du Sud de la Floride, c’est l'élévation du niveau de la mer", a-t-il rappelé. "Cela ne prend pas un génie pour constater que d’une année à l'autre, les marées deviennent de plus en plus hautes et inondent nos quartiers bas".

Philip Levine, de Miami Beach, et Jeri Muoio, de West Palm Beach, appuient le mouvement et maintiendront les efforts dans cette lutte.

Les États-Unis sont maintenant l'un des trois pays, se joignant au Nicaragua et à la Syrie, s'opposant à un accord climatique conclu par tous les autres pays en 2015.

La lettre envoyée par les maires au Président ne peut être plus claire.

"Nous continuerons à diriger. Nous investirons de plus en plus dans les énergies renouvelables et l'efficacité énergétique. Nous allons acheter et créer plus de demandes pour les voitures électriques. Nous augmenterons nos efforts pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, créer une économie d'énergie propre et défendre la justice environnementale. Et si le Président veut rompre les promesses faites à nos alliés consacrés dans l'accord historique de Paris, nous construirons et renforcerons les relations à travers le monde pour protéger la planète contre les risques climatiques dévastateurs. Le monde ne peut pas attendre - et nous ne le ferons pas non plus. "

Cette catastrophe annoncée n’a rien d’un mirage. Elle approche inexorablement.