Nous pouvons tous gravir notre Everest

Nous pouvons tous gravir notre Everest


Par Liane Sangollo

Première partie

Par un bel après-midi d’automne, le cellulaire vibre. Mon supérieur est au bout du fil et il me propose un nouveau territoire pour mon travail. J’hésite un moment et je lui réponds: « Je décline ta proposition. J’entraînerai la nouvelle recrue ». C’était le début de la fin ? Non, je dirais que c’était plutôt un nouveau départ !

Ma famille et mon conjoint à l’époque étaient sans mot. Ils croyaient que j’étais dans une phase.

Après trente années à travailler pour l’entreprise d’une autre personne, j’ai décidé de démarrer ma propre entreprise. Quelque chose au fond de moi me disait que j’avais le goût de me dépasser, de faire jaillir le potentiel qui dormait dans mon jardin intérieur. Je venais de prendre la décision d’honorer ma vérité. J’ai choisi de tracer mon chemin.

St-François-de-Sales disait : « Ne souhaitez pas être autre chose que ce que vous êtes, mais soyez-le à la perfection. » Mais c’est parfois difficile de faire ce plongeon. Comme on le dit si bien : « Pour faire une omelette, il faut bien casser des œufs. » Honorer sa vérité demande donc de s’accepter tel que l’on est, ça demande aussi du courage, de l’humilité, de la discipline; il faut aussi croire en son potentiel et avoir foi en la vie.

J’ai alors décidé de tracer ma route à moi, ce que j’ai appelé ma « Map Route », en utilisant l’échelle comme symbolique. On doit toujours savoir où placer notre échelle pour qu’elle soit solide et bien ancrée au sol avant de mettre le pied sur la première marche et être sûr de ne pas tomber. On veut pouvoir accéder facilement à l’objectif que l’on s’est fixé. Bref, l’échelle, c’est l‘enlignement vers notre destination ultime.

Qui suis-je vraiment?
Sur la première marche, on va refaire connaissance avec qui on est, car après toutes ces années on s’est peut-être perdu de vue : reconnaître notre identité, qui nous sommes, notre raison d’être, nos talents… Mettre le pied solidement sur cette première marche permet de se sentir « groundé », bien enraciné pour amorcer notre montée.

Personnellement, je m’étais posée cette question : « Est-ce que j’ai l’intention de briller à mon maximum ? » Sur une échelle d’un à dix, dix étant parfaitement en accord, ma réponse a été neuf tant sur le plan personnel que professionnel. J’avais donc ma réponse. J’irais de l’avant.

La deuxième partie de ce texte suivra la semaine prochaine.