DESTITUTION

DESTITUTION


Par Sandra Belzile

Le 31 octobre dernier, la Chambre des représentants a approuvé les règles de procédure qui visent à déterminer si oui ou non, le président Trump est coupable d’offenses menant à sa destitution.

Le vote était de 232 en faveur de la procédure proposée contre 196.

Il existe actuellement 435 représentants à la Chambre et les démocrates dominent avec 235 sièges.
Le nombre de représentants par État dépend de sa population. L’État le plus populeux au pays, la Californie, dispose de 53 représentants, le Texas en détient 36 et au troisième rang, la Floride occupe 27 sièges, dont 14 républicains et 13 démocrates.

Procédure approuvée
Les démocrates de la Chambre ont adopté la démarche qui énonce :
– les règles de base pour les audiences publiques
– les procédures permettant au président et à son avocat de répondre aux éléments de preuve
– le processus d’examen des clauses de destitution devant le comité judiciaire et l’assemblée.

Républicains
Les républicains n’ont pas de stratégie de défense face au quiproquo dénoncé. L’appel contrariant de Trump en Ukraine a permis d’enclencher le processus de destitution. Des témoignages éloquents, sous serment, ainsi que d’autres docu-ments constituent des preuves du crime.

Les partisans de Trump critiquent le processus de destitution et n’ont pas de preuve à l’appui pour défendre le président, comme le représentant républicain de Floride, Matt Gaetz, qui déssert le district du Panhandle dans le Nord-ouest de l’État.
À Washington, le 23 octobre, Gaetz et d’autres républicains ont pris d’assaut une salle sécurisée dans laquelle un responsable du département de la Défense était interrogé à huis clos. Gaetz a, par après, déposé une plainte en matière d’éthique contre Adam Schiff, le représentant à la Chambre actuellement président de la commission spéciale du House Intelligence Committee.
Gaetz désapprouve l’enquête de mise en accusation à huis clos, menée par la Chambre.

Ukraine
Trois comités sont chargés d’enquêter sur l’affaire de l’Ukraine et les entretiens se poursuivent à huis clos.
Des témoins sont appelés devant la Chambre pour dénoncer les efforts du président Trump qui aurait fait pression sur l’Ukraine afin d’enquêter sur ses rivaux politiques.

Un haut responsable du Conseil national de sécurité (NSC) en Russie, Tim Morrison, avait déclaré le 30 octobre qu’il démissionnerait de son poste avant son témoignage prévu. Morrison a assisté à une conversation entre l’allié de Trump, l’ambassadeur auprès de l’Union européenne Gordon Sondland, et un haut responsable ukrainien.
Sondland avait déclaré que l’Ukraine devrait se plier à la demande de Trump pour obtenir les centaines de millions de dollars prévus pour l’aide militaire accordée à ce pays.

La suite
L’enquête se poursuit à la Chambre des représentants et des témoignages seront rendus publics. Un vote de destitution aura lieu à la Chambre une fois l’enquête terminée.

Witch Hunt
Disons que le jour du vote sur la destitution était dans l’ambiance du 31 octobre ! Il s’agissait d’une journée d’Halloween épeurante pour le pré-sident qui continue de défendre sa position et de dénoncer la Witch Hunt (chasse aux sorcières) des démocrates.