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Canadien et Panthers décomptés

Lorsque le Canadien a aligné cinq victoires, au début du mois, leurs partisans étaient euphoriques. Malheureusement pour eux, ce regain de vie était un véritable mirage parce que quatre de ces gains avaient été arrachés contre des équipes des bas-fonds de la ligue.

Vaincre Buffalo, Ottawa et Détroit deux fois faussait totalement l’image que montrait la Ste-Flanelle qui a été rapidement  ramenée sur terre au cours de la dernière semaine, encaissant trois revers. L’échec de 6-2 devant les Oilers d’Edmonton, qui végètent au 27ème rang, a laissé un goût amer chez les supporteurs.

Dans un peu plus de trois semaines on en sera rendu à mi-chemin du calendrier. Et de la façon dont les choses se déroulent dans la division Atlantique, la plus faible de la LNH, il est plus que probable que le sort de plusieurs formations, dont le Canadien, soit alors scellé. Parce que d’ici là, Montréal recevra New Jersey pour ensuite entreprendre un long voyage de sept matchs à l’étranger, lequel se terminera le 30 décembre, à Sunrise contre les Panthers, qui eux aussi seront décomptés.

En ce moment Détroit, Floride, Ottawa et Buffalo marinent parmi les six pires équipes du circuit. Le Canadien risque  de rejoindre rapidement ce groupe d’itinérants parce qu’en ce moment, il a plus de matchs de joués que tous les autres. Et on ne voit aucune embellie à l’horizon pour aucune de ces équipes. Les optimistes voyaient Montréal s’emparer du troisième rang de sa section pour atteindre les séries éliminatoires. Plus la saison avance plus leur espoir s’estompe. Les fai-blesses de leurs favoris deviennent de plus en plus apparentes.  Le sauveur Carey Price ne réussit plus à épargner les siens. Ses performances sont de plus en plus décevantes et son attitude inquiète grandement son entourage. 

Pendant ce temps, le Lightning de Tampa Bay fait cavalier seul dans cette division tandis que les Leafs de Toronto maintiennent le rythme. À moins de catastrophe, ces deux équipes coifferont facilement la section Atlantique. La puissance du Ligthning en fait un sérieux aspirant pour remporter la Coupe Stanley.

 

Les Bruins

La grande question est de savoir qui s’accaparera du troisième rang, le dernier laissez-passer pour les séries de fin de saison. Parce qu’il est évident que ce sont deux équipes de la division Métropolitaine qui s’assureront des septième et huitième places donnant droit aux éliminatoires. Les six premières équipes, Columbus, Washington, New Jersey, New York Islanders, Pittsburgh et New York Rangers sont toutes meilleures que les six dernières formations de la section Atlantique.

Les Bruins de Boston devancent le Canadien par deux petits points, mais ils ont joué quatre parties de moins que les hommes de Claude Julien. Depuis que les blessés sont revenus au bercail, les Bruins connaissent leurs meilleurs moments de la saison, avec huit gains à leurs dix derniers départs. Puis ils joueront six de leurs dix prochaines rencontres à la maison.

Le bilan du Canadien n’est pas très reluisant sur plusieurs aspects. Sur la route, il n’a remporté que cinq victoires en 13 rencontres et sa fiche contre les équipes de l’Ouest se limite à trois gains en 16 matchs. Il lui reste 13 autres parties à jouer contre des équipes de cette Association et 28 fois sur 51 à l’étranger. L’intérêt pour les partisans qui suivent surtout le déroulement de la section Atlantique risque de décliner au pluriel plus tôt que tard. Dès le début de janvier les carottes seront cuites pour le Canadien, les Wings et les Panthers. C’est déjà le cas pour les  Sabres et les Sénateurs, qui viennent de perdre 11 fois en 12 rencontres. Le Canadien manque de talent tous comme les Wings.  Claude Julien ne sait plus à quel saint se vouer pour redresser les siens. 

Quant aux Panthers, l’absence de Roberto Luongo les fera crouler parce qu’il était le sauveur des siens. Son remplaçant James Reimer a fait la preuve qu’il n’est pas un gardien numéro un et ses faiblesses rendent son équipe vulnérable. Les directeurs-gérants Marc Bergevin et Dale Tallon tout comme leurs homologues d’Ottawa et Buffalo ont du pain sur la planche. 

Tous doivent commencer dès maintenant à dresser des plans pour rendre leur formation davantage compétitive dès l’an prochain.  Pour ces quatre équipes, on peut dire que c’est une saison gaspillée. D’ici là, leurs amphithéâtres vont se dégarnir.

 

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