Bergevin piégé


Par Le soleil de la Floride

Comme si le Canadien de Montréal n’était pas suffisamment dans la merde, le cas Max Pacioretty prend l’allure d’une autre catastrophe.

Le directeur gérant, Marc Bergevin, a façonné une autre situation douteuse qui le place une autre fois dans l’embarras.

 

Tout ce qui traîne se salit…

La saga autour du capitaine du Canadien pourrait bien se transformer en un autre cauchemar pour cette équipe. Jusqu’ici on ne peut dire que les directeurs gérants se sont bousculés aux portes pour obtenir les services du meilleur buteur de cette équipe. Et rien ne porte à croire que ce sera le cas d’ici le mois d’octobre.

Encore une fois, Bergevin a été incapable de structurer un plan à son avantage pour obtenir le maximum de dividendes pour les services de son joueur. Bien au contraire, il s’est plutôt peinturé dans le coin, incapable de composer intelligemment avec son capitaine.

Le chroniqueur bien branché du journal de Montréal, Marc de Foy, a révélé que les deux hommes étaient à couteaux tirés depuis le milieu de la dernière saison et qu’ils ne s’adressaient plus la parole depuis. On peut comprendre l’esprit malsain qui s’est installé dans la chambre de cette équipe tout au long du dernier calendrier. Si ce climat a pollué le vestiaire du Canadien, on comprendra que la présence de Pacioretty au sein de cette formation reste une distraction qu’aucune équipe ne peut tolérer. Ce qui fait que le départ du capitaine n’est qu’une question de temps et que ce dernier vit sur du temps emprunté avant d’endosser un autre uniforme.

 

Quel prix

La grande question maintenant est de savoir ce qu’obtiendra Bergevin pour les services de Pacioretty.

 

Le directeur gérant fait fausse route s’il croît qu’il tient les cordeaux. Ses collègues savent qu’il doit chasser son capitaine et qu’une réconciliation est impensable. Dans ce cas, ils ne vont sûrement pas offrir le pactole pour ses services, surtout que le joueur en sera à la dernière saison de son contrat qui le lie au Canadien de Montréal.

Aucune équipe ne va sacrifier un jeune talent sans avoir la certitude que Pacioretty acceptera de s’engager pour plusieurs saisons avec elle. Le capitaine du Canadien deviendra agent libre sans compensation en juillet 2019. Devant cette opportunité il tentera de faire sauter la banque et pour y arriver, peut-être choisira-t-il d’attendre le jour où il sera libre comme l’air.

Bergevin peut négocier n’importe laquelle des ententes avec une autre formation, mais dans la présente situation, c’est son capitaine qui a les deux mains sur le volant. Ce qui signifie que Max Pacioretty ira où il le veut et près du nombre de millions et de saisons qu’il entend obtenir.

Le divorce entre les deux partis est consommé. Le couple habite la même maison mais ne se parle plus. Il se boude. Le capitaine devra plier bagage mais il rira dans sa barbe parce qu’il sera le grand gagnant de cette triste épisode.

Marc Bergevin doit commencer à vivre une certaine angoisse devant le peu d’empressement de ses collègues de lui venir en aide. D’autant qu’il ne peut plus se permettre d’ajouter une autre gaffe à son palmarès déjà très garni. Sa tête est mise à prix depuis un long moment et ses qualités de directeur gérant sont à leur plus bas. Après avoir sacrifié Alex Galchenyuk, pour un marqueur de neuf buts par saison, Bergevin est confronté à l’obligation de se départir de son autre meilleur buteur.

Les « fefans » du Canadien vivent une véritable anxiété à un mois du début du prochain calendrier. On peut les comprendre puisque Bergevin poursuit son travail de démolition.

 

Après les départs des Subban, Radulov, Markov, Galchenyuk, et maintenant Max Pacioretty, cette équipe a, la saison dernière, entrepris la traversée du désert. Le périple sera pénible, long et décourageant. Les mirages apparaitront en cours de route. Mais la réalité se traduira par un douloureux passage en pleine tempête qui semblera vouloir s’éterniser. Dans ce cas, le duo Molson-Bergevin sera crucifié sur la place publique pendant que l’on tentera, comme toujours, de vendre du rêve aux amateurs qui dépensent des petites fortunes pour assister à un spectacle de plus en plus terne.

 

À la fin, quelqu’un devra en payer.