Des Panthers négligés


Par Le soleil de la Floride

On le sait. Les Panthers sont l’équipe professionnelle la plus négligée de la Floride. Elle est même moins populaire que certaines formations universitaires.

Au cours des dernières saisons, les amateurs les ont abandonnés en raison de ratées répétées et de la bourde de leur propriétaire qui, il y a deux ans, avait écarté son directeur-gérant Dale Tallon, interrompant une progression certaine.

 

Cette saison, les Panthers présentent la meilleure formation que l’on aura vue depuis quelques décennies. La grande question est de savoir s’ils profi-teront de la situation pour combler les espoirs et en même temps pour reconquérir leurs anciens supporteurs et attirer une nouvelle clientèle.

 

La donne les favorise

Le Miami Heat a complètement perdu son lustre depuis le départ de l’incomparable LeBron James, les Marlins sont devenus une qualité négligeable dans le baseball majeur, surtout depuis la vente de feu qui a liquidé ses meilleurs joueurs, tandis que les Dolphins et Ryan Tannehill sont revenus à la normale après trois victoires qui semblent avoir été un mirage.

 

Eux aussi doivent redorer leur blason après être allés au creux de la vague.

Le Heat a perdu James, qui a amené le championnat à Cleveland, les Marlins ont envoyé Giancarlo Stanton à New York où les Yankees bataillent avec les Red Sox en éliminatoire et les Dolphins ont expédié Jay Ajayi à Philadelphie où les Eagles ont arraché le Super Bowl.

Les Panthers eux ont vu trois membres de l’édition 2016-17 aider la nouvelle équipe de Las Vegas à renverser tous les pronostics. Gerard Gallant a remporté le titre de meilleur entraîneur du circuit après avoir été foutu à la porte par les Panthers tandis que Jonathan Marchessault et Reilly Smith menaient l’attaque des Golden Knights, finalistes de la Coupe Stanley.

 

Comme si les équipes floridiennes tombent dans le masochisme

Heureusement Dale Tallon a redressé la barque. Les chroniqueurs et les analystes voient cette équipe faire un bond en avant et leur accordent une place dans les séries éliminatoires à la fin du calendrier régulier. Le réputé « columnist » du New York Post, Larry Brooks, soutient que la présente édition des Panthers est l’une des huit meilleures équipes de la Ligue nationale.

On ne se bouscule pas pour autant aux tourniquets du BB&T Center pour assister aux matchs des Panthers. Il faudra vraiment une longue série de victoires pour inciter les amateurs à prendre le chemin de Sunrise. Leur formidable fin de calendrier la saison passée, dont cette course pour une place au bal printanier, n’a pas créé autant d’engouement qu’on ne l’aurait pensé.

Cette équipe ne peut se permettre de bousiller leur présente expédition vers les sommets. À l’instar du Heat et des Marlins, plein de sièges restent vides aux matchs des Panthers. Chez les Marlins la situation était encore pire au cours de l’été alors que seulement 811 000 amateurs se sont rendus au stade, la pire situation du baseball majeur.

Les Panthers ont offert tout un spectacle samedi dernier à Tampa, où ils ont dominé le Lightning malgré une défaite de 2-1 en tir de barrage. Ils ont dirigé 42 lancers sur la cage d’Andrei Vasilevskiy. À mi-chemin du match ils menaient 20 contre 5 au chapitre des tirs.

 

Mais une tuile leur est déjà tombée sur la tête.

Roberto Luongo est à l’écart du jeu, blessé à une jambe. Les Panthers ne peuvent se permettre de manquer ses services très longtemps. Heureusement, il semble que son absence sera de courte durée, environ une dizaine de jours. L’an dernier il n’a pris le départ qu’à 33 occasions et son absence a probablement coûté une place en série.

 

En dépit des inconvénients et des impondérables, les Panthers doivent, dès cette saison, se hisser parmi les meilleurs et faire le plein de supporteurs.

 

Un autre échec pourrait bien les amener près de leur fin.