Que fera Geoff Molson?


Par jean-marc

On ne se souvient pas d’avoir vu des joueurs du Canadien se trainer autant les bottines. Il y a quelque chose dans ce groupe qui cloche.

La joie et l’harmonie n’enveloppent jamais le vestiaire des perdants.  Y a-t-il un vrai leader dans cette chambre pour brasser et réveiller ses coéquipiers?

À moins que Claude Julien ait déjà perdu son banc…


 

Il y a anguille sous roche. Cette équipe décline à vue d’œil.

Des matchs « plates », pas de joueurs électrisants, système défensif à outrance à la Julien, pas de jeu spectaculaire. Du véritable chloroforme. De plus en plus de supporteurs les abandonnent. De plus en plus montrent leur agressivité devant le minable rendement de cette équipe.

Avant les matchs à Calgary et Edmonton, le Canadien avait remporté neuf de ses 15 victoires aux dépens de cinq des sept dernières équipes au classement général.

D’autres ne croient plus aux promesses de Geoff Molson qui clame posséder un plan pour redresser sa formation.

Lorsque Marc Bergevin a pris les rennes, il y a plus de cinq ans, il affirmait avoir un plan quinquennal pour ramener son équipe parmi les puissances de la Ligue nationale.

Une véritable promesse de politicien parce que les résultats montrent tout à fait le contraire d’une ascension. Depuis sa nomination au poste de directeur gérant, le Canadien n’a pas cessé régresser. Au point de se retrouver dans le groupe des itinérants.

Bergevin a totalement raté sa mission. Pire, il a mené sa troupe dans la catégorie des misérables. À la veille de la mi-saison, c’est le grand cauchemar malgré l’embauche d’un nouvel entraineur.

Rien ne va plus. Presque toutes les décisions prises par Bergevin ont signifié un recul. Depuis son entrée en scène, il s’est contenté de colmater les trous par des joueurs médiocres.

Jusqu’ici, Shea Weber n’a pas remplacé PK Subban dont le charisme en faisait le joueur le plus populaire dans toute la province. Weber n’a pas pris la place de PK dans le cœur des amateurs pas plus que sur la glace où, malgré ses bourdes, Subban donnait souvent le ton au match et pouvait transformer une défaite en victoire.

Après 35 matchs, on commence à s’interroger sur les dividendes que rapporte l’échange qui a amené Jonathan Drouin en retour de Mikhail       Sergachev, qui est déjà le meilleur marqueur chez les défenseurs du Lightning de Tampa Bay, avec huit buts et 15 passes. Il serait le meilleur pointeur du Canadien. Il a établi une marque d’équipe avec cinq buts gagnants jusqu’ici.

Dire qu’il n’a que 19 ans et que généralement, un arrière a besoin de 300 matchs professionnels pour atteindre sa maturité.

En cinq ans, Bergevin n’a pas réussi à attirer un véritable premier centre et un défenseur gaucher numéro un pour prendre la relève d’Andrei Markov.  On ne compte plus les para-sites qu’il a greffés à sa formation au cours des saisons, dont la majorité n’ont fait que passer. Et que dire des mauvais choix de repêchage privent aujourd’hui l’équipe de grands espoirs. Laisser partir les Radulov et Markov a davantage creusé le fossé parce qu’aucun joueur n’est leur équivalent. Tout cela est derrière le présent.

 

Le plan

Et c’est justement temps que le propriétaire du Canadien fasse connaitre ce plan qu’il cache dans un lieu fermé à double-tour. Même les plus fidèles n’en peuvent plus de voir leur équipe être aussi démunie.

Il est évident à l’œil nu que cette équipe manque nettement de talent. Marc Bergevin est dans un véritable merdier parce qu’il ne peut compter sur aucun jeune surdoué dans toute son organisation.

Comme le Canadien, le Rocket de Laval accumule les défaites à la demi-douzaine et ne cache aucun sauveur. Geoff Molson, qui voit de plus en plus de sièges vides dans son Centre Bell, a-t-il vraiment concocté un plan avec Marc Bergevin pour redonner un peu de lustre à son organisation?

Quel que soit son objectif, il devra s’armer de patience parce que remonter la pente sera long et ardu. À moins qu’il attende de voir si au mois de mars, son équipe a des possibilités de prendre part aux éliminatoires, ce qui a toujours été son but depuis qu’il a racheté l’équipe.

Si ce devait être le cas, il tombera à nouveau dans le piège en embauchant des agents-libres, qui pourraient bien prendre la poudre d’escampette dès l’été prochain. Le Canadien n’aligne aucun véritable marqueur à l’exception de Pacioretty qui connait une saison de misère, ne possède pas les éléments pour former un véritable premier trio, privé d’un premier joueur de centre, ne compte pas sur six patineurs dignes de former deux solides premiers trios.

La brigade défensive est en lambeaux. L’embauche de Karl Alzner avec un contrat de cinq ans, à 4,6 millions par saison, s’avère un véritable faux pas de Bergevin.  Schlemco, Morrow et Benn sont des arrières peu fiables.

La signature de Carey Price pour huit ans, à 10 millions de dollars par saison, s’avèrera une autre gaffe parce que l’on assistera tôt ou tard à son déclin, avant que son équipe soit aspirante à la Coupe Stanley. D’autant que son attitude discutable hérite de plus en plus d’amateurs en ce moment.

Lorsque l’on jette un coup d’œil sur le Lightning avec les Stamkos, Kucherov, Johnson, Palat, Hedman, Stralman, Sergachev, Vasilevski, on réalise à quel point le Canadien est loin des puissances de la LNH.

Le seul plan de Geoff Molson devrait être une vente aux enchères pour obtenir un nombre important de choix de repêchage et de repartir à zéro pour espérer gravir les échelons.

Dans le cas contraire, le Canadien continuera à végéter parmi les équipes incertaines de prendre part aux éliminatoires, et à s’aliéner encore plus de   supporteurs.