Huberdeau le dominant

Huberdeau le dominant


Par Le soleil de la Floride

Jonathan Huberdeau est devenu le meneur de son équipe. Il domine dans tous les aspects du jeu offensif des siens.

Il connaît les meilleurs moments de sa carrière de cinq ans avec les Panthers. « C’est vrai que les choses vont bien pour moi ces temps-ci. Les astres sont alignés pour moi. Je n’étais pas très content de mon début de saison. J’aurais voulu contribuer davantage, ce qui nous aurait peut-être permis de gagner quelques victoires de plus. Je ne me sentais pas autant avec tous mes moyens et je ne parvenais pas à aligner les bonnes séquences », raconte-t-il.

« Même si les choses vont mieux, il faudrait que je lance plus souvent. Tout le monde autour de moi le répète, autant mes coéquipiers que mes entraîneurs. Je dois corriger cette attitude parce que parfois j’ai des occasions en or, mais je tente de faire le jeu parfait avec une passe de trop », ajoute-t-il.

Jusqu’ici, les chiffres démontrent que le meilleur marqueur des Panthers, avec six buts et 22 passes, est plus un passeur qu’un marqueur. Pourtant il possède tous les atouts pour augmenter sa production de buts. Il domine les marqueurs de son équipe et a été le meilleur marqueur de la LNH la semaine dernière ce qui lui a valu la troisième étoile du circuit.

L’entraîneur Bob Boughner s’est enfin résigné à ramener Huberdeau et Barkov sur le même trio, geste qu’il a inutilement retardé. La chimie entre ces deux doués a toujours fonctionné et on se demande depuis longtemps pourquoi Boughner a tant retardé cette décision.

Huberdeau et Barkov forment l’un des meilleurs duos de la Ligue. Le Québécois refuse de dire qu’il est plus facile de composer avec Barkov qu’avec Vincent Trocheck, avec qui il a joué depuis le début du calendrier, avant que le petit centre subisse une blessure qui va le tenir à l’écart pour plusieurs mois. « Il y a plein de bons joueurs capables de jouer avec Barkov. Dadonov et Hoffman font le travail. L’entraîneur voulait partager le talent. Mon jeu est différent avec Vincent parce qu’il n’est pas du même style qu’Alexander. Mais personnellement je m’accommode autant en jouant avec l’un ou l’autre », insiste Jonathan.

Peut-être qu’il dit la vérité mais il est évident que le mariage avec Barkov est une union idéale sur la glace.

 

En marche

Depuis deux semaines, l’ailier gauche est le catalyseur de l’attaque des siens. Sa production se maintient au rythme d’un métronome. Ce qui rend sa contribution en termes de points si précieuse pour les siens, qui en arrachent pour progresser au classement, c’est qu’Huberdeau produit dans des moments cruciaux. Au cours de ses quatre derniers matchs il a marqué deux fois et a contribué à sept autres buts permettant aux Panthers de récolter cinq points de classement sur huit, dont trois en fin de semaine contre deux des trois meilleures équipes de la Ligue : les Sabres de Buffalo et le Lightning de Tampa Bay.

 

Le départ

Cette poussée a commencé le 26 novembre contre les Devils du New Jersey lorsqu’il a enfilé le 100ème but de sa carrière, en plus de mériter deux passes, dont une en prolongation pour assurer un gain de 4-3. Deux jours plus tôt, Huberdeau avait également mérité deux aides. Il a enchaîné avec deux soirées de deux passes contre Anaheim puis contre les Sabres dans une victoire de 3-2 en prolongation vendredi. Il est devenu le premier joueur de l’histoire de l’équipe à avoir connu quatre soirées consécutives de deux passes. La magie qu’il a finassé pour permettre à son coéquipier Aleksander Barkov de marquer le but victorieux contre Buffalo était rien de moins qu’une pièce d’anthologie. Le lendemain, l’ailier des Panthers a soulevé la foule lors d’une échappée où il a bafoué le gardien Louis Domingue. Dans ce match contre le Lightning, il a aussi obtenu une passe.

 

Avec ses neuf points en quatre matchs, Jonathan Huberdeau se joint au groupe des plus productifs du circuit présentement. Pour le bien des Panthers il serait bénéfique que son association avec Barkov soit maintenue.