Jonathan Huberdeau à son meilleur

Jonathan Huberdeau à son meilleur


Par Le soleil de la Floride

Jonathan Huberdeau est en route pour connaitre la meilleure saison de sa jeune carrière dans la Ligue nationale.

SUNRISE, FL – NOVEMBER 25: Jonathan Huberdeau #11 of the Florida Panthers tangles with Goaltender Corey Crawford #50 of the Chicago Blackhawks at the BB&T Center on November 25, 2017 in Sunrise, Florida. (Photo by Eliot J. Schechter/NHLI via Getty Images) *** Local Caption ***Jonathan Huberdeau;Corey Crawford

Il domine la colonne des marqueurs de son équipe avec 44 points, dont 16 buts en 43 parties.

S’il maintient cette cadence, il pourrait atteindre le cap des 80 points à la fin du calendrier.

Il y a deux ans, à sa quatrième année, il avait marqué 20 buts et obtenu 39 passes.

Avec le talentueux centre Aleksander Barkov, il forme l’un des meilleurs duos du circuit.

« Aleksander est l’un des meilleurs joueurs de la Ligue nationale parce qu’il est complet en ce sens qu’il excelle dans toutes les phases du jeu. Il est aussi dominant en possession de la rondelle qu’en défensive, ce qui facilite la tâche de ses compagnons de ligne, qui peuvent davantage attaquer la zone adverse », raconte Huberdeau.

Au début de la saison, les deux compères ont dû composer avec un nouvel ailier droit, à la suite du départ de Jaromir Jagr.

« L’expérience et l’habileté d’un Jagr ne se remplacent pas. Il était capable de ralentir le jeu, et il protégeait la rondelle comme pas un en raison de sa stature. Il est évident qu’il nous a fallu un peu de temps pour composer avec notre nouveau compagnon Evegenii Dadonov, un excellent joueur également qui a malheureusement manqué huit rencontres », dit-il.

L’an dernier, Huberdeau avait raté les 51 premières parties en raison d’une sérieuse coupure à un tendon d’Achille dans un match pré-saison.

Malgré cette longue absence, l’ailier gauche semble avoir fait un véritable bond en termes de production. « Je n’ai joué que 31 matchs l’an dernier, ce qui veut dire que j’avais du retard sur les autres au niveau de l’endurance. J’ai donc pris les bouchées doubles cet été pour retrouver la forme et mes forces. Aussi, je me suis dit que je devais devenir un joueur plus constant, qui pouvait changer les choses dans une partie. Un joueur qui parviendrait à faire la différence ». Ce qu’il fait.

Jonathan Huberdeau est un super doué lorsqu’il est en possession de la rondelle, en plus d’être un passeur émérite tout comme Barkov. Mais ses entraineurs lui ont demandé de lancer plus souvent au filet, plutôt que toujours chercher un coéquipier à qui remettre la rondelle.

Il a compris le message. Ses 16 buts en témoignent bien qu’il soit le meilleur passeur des siens avec ses 28 aides.

 

Trois entraineurs

En moins d’un an, les Panthers ont eu trois instructeurs. Faut le faire. Après Gerard Gallant et Tom Rowe l’année dernière, l’équipe a dû apprendre le système préconisé par Bob Boughner.

« Notre entraineur n’a pas fait plein de chambardements. Il a apporté quelques ajustements et il nous laisse être créatifs. Il ne cherche pas à changer notre façon de jouer ce qui fait que nous sommes davantage dans notre élément. Chacun a ses qualités, et il le sait », raconte Huberdeau.

Au sujet de la position de l’équipe il dit : « c’est certain que nous ne sommes pas où nous voudrions être. Mais ce n’est sûrement pas parce que notre groupe ne se défonce pas à tous les matchs. Il reste encore beaucoup de hockey à jouer. Notre boulot est de se présenter chaque soir et de fournir le maximum d’efforts pour décrocher la victoire ».

Mathématiquement, les Panthers ne sont pas encore décomptés. Mais les probabilités d’une participation aux séries de fin de saison sont à perte de vue.

D’ici la saison prochaine, Dale Tallon devra greffer d’autres patineurs talentueux pour sortir son équipe du merdier.

Heureusement, il en compte quelques-uns dans son organisation, sans oublier qu’il devrait en obtenir un excellent au repêchage de juin prochain, si son l’équipe stagne parmi les huit dernières.