Le Canadien de Montréal vient de passer le test haut la main

Le Canadien de Montréal vient de passer le test haut la main


Par Le soleil de la Floride

Au cours de ses 11 derniers matchs, il a accumulé 18 points au classement sur une possibilité de 22. Durant cette séquence, il n’a perdu qu’une seule fois en temps régulier contre les Flyers 5 à 2.

Comme on l’a déjà écrit ici, on ne parle plus vraiment de ses chances de prendre part aux prochaines séries éliminatoires, mais plutôt de la position qu’il occupera après le dernier match du calendrier qu’il disputera justement contre l’un de ses principaux rivaux, les Leafs de Toronto. En fait ces deux équipes s’affronteront deux fois d’ici la fin de la saison, à Toronto le 23 février et à Montréal le 6 avril, dernier match de la saison.

Le résultat de ces deux confrontations pourrait bien déterminer l’avantage de la glace dans les séries éliminatoires. Mais il ne faut pas oublier les Bruins. Ces trois équipes sont comme des inséparables. Elles refusent toutes les trois de se laisser distancer dans cette course infernale. Les Bruins ne joueront plus contre le Canadien ni contre les Leafs, d’ici la fin de la saison.

Tous les observateurs rappellent sans cesse que personne n’avait prévu un tel redressement chez le Canadien, surtout après la saison de misère l’an passé. Que s’est-il passé pour que la troupe de Claude Julien sorte soudainement de la torpeur qui l’asphyxiait?

Le directeur gérant Marc Bergevin a bien ajouté quelques nouveaux éléments qui ont apporté beaucoup à son équipe. Mais il fallait plus que cela pour transformer une équipe aussi moribonde. Bergevin a insisté à maintes reprises sur l’attitude viciée qui planait dans la chambre des joueurs. Il est évident que les joueurs venus d’ailleurs puis le retour du capitaine Shea Weber ont évacué la culture de perdant qui s’était installée dans ce groupe.

Être vaincus l’an dernier était devenu une habitude à tel point que certains joueurs ne s’en souciaient plus. Effectivement, c’est ce que l’on appelle dans le monde de sport la culture des perdants, dont plusieurs équipes souffrent.

Le Canadien est méconnaissable cette saison. Surtout depuis que Carey Price a retrouvé son attitude de gagnant. Cette équipe ne compte sur aucun pointeur nettement dominant dans la ligue. Son premier marqueur, Max Domi, traîne au 51e rang tandis que le deuxième, Jonathan Drouin, est 65e.

C’est l’esprit de corps qui rend cette équipe aussi productive. À chaque match l’un du groupe joue le rôle de héros.

L’entraîneur Claude Julien a touché les siens la semaine dernière lorsqu’il a déclaré que ce qui est important pour une équipe gagnante, ce n’est pas d’avoir les meilleurs joueurs mais de compter sur le meilleur groupe. Et justement depuis octobre, c’est ce qu’a montré le Canadien, ce qui lui a valu de regagner l’amour de ses partisans et de recréer l’euphorie chez ses supporteurs. Le Canadien forme ce que l’on appelle une vraie équipe. L’objectif est commun. La victoire prime. Tous les joueurs ont appris à détester de perdre.

Bien sûr que cette formation n’est pas parfaite. Il y a place à amélioration et il est certain que le directeur Marc Bergevin va tenter d’ajouter un joueur de qualité à son alignement avant la fin des échanges le 25 de ce mois.

Les derniers affrontements entre le Canadien, les Bruins et les Leafs ont fait saliver les amateurs en prévisions des éliminatoires. Le match de samed,i Toronto-Montréal, était une réplique de ce que pourrait être une série entre eux. Puis le Tricolore a compté, dimanche, sur les miracles du gardien des Rangers de New York, Alexandar Georgiev, qui a repoussé 55 tirs des Leafs pour empêcher ces derniers de s’éloigner à quatre points de Montréal.

Claude Julien et ses adjoints vont toutefois devoir trouver une solution à l’anémique jeu de puissance qui coûte de précieux points au classement.
Avec un piètre rendement de 13,3 %, le 30e pire de la ligue, le Canadien serait sérieusement handicapé en entreprenant les éliminatoires sans une certaine amélioration à ce chapitre.

Jonathan Drouin qui connaît un réveil doit maintenir le rythme parce qu’il est le joueur le plus rapide et possède les meilleurs mains pour diriger la circulation en zone adverse. La meute journalistique a tapissé les pages et rempli les heures d’écoute après sa performance de deux buts et deux passes dans la victoire sur les Jets de Winnipeg. Pour tous c’était la résurrection du sauveur qui, à part ses quatre ou cinq derniers matchs, avait laissé bien des amateurs sur leur appétit.
Drouin venait de jouer son meilleur match depuis son arrivée à Mont-réal. Maintenant on peut s’interroger à savoir s’il restera dominant parce que samedi contre les Leafs, on ne l’a pas vraiment vu.

Il y a encore beaucoup de hockey à jouer et le Canadien ne l’aura pas facile dans sa prochaine séquence de cinq matchs qui l’amènera à Nashville, Tampa en Floride, dimanche prochain, avant de recevoir Columbus et Philadelphie, qui vient de récolter 19 points sur 20 à ses 10 derniers départ.

Si la Ste-Flanelle possède une avance plutôt rassurante de sept points sur la Caroline, les Penguins de Pittsburgh, eux, sont vraiment menacés par les Hurricanes qui ne sont qu’à un point du groupe de Crosby, qui n’a remporté que trois victoires à ses dix dernières sorties.

Les Penguins exclus des éliminatoires constitueraient sûrement la déception de la saison.