Les doutes sur Carey Price


Par Le soleil de la Floride

Le début de saison de Carey Price est plus qu’inquiétant.

Si son équipe occupe une place dans le premier peloton, c’est qu’à au moins trois occasions les gardiens adverses ont été plus mauvais que le duo du Canadien.

Les victoires aux dépens des Capitals et des Islanders ont été arrachées devant des gardiens moins efficaces que Price, ce qui en dit long sur les performances de ce dernier.

À ses quatre dernières sorties, il a accordé 18 buts, ce qui lui vaut la 35ème place chez les gardiens de la Ligue nationale.

 

Avant la présente campagne, on s’interrogeait à savoir si le gardien du Canadien allait retrouver ses repères après une saison atroce. Jusqu’ici Price ne fait plus la différence pour les siens.

Sa tenue est à ce point chancelante que Claude Julien a confié la protection du but à Antti Niemi contre Las Vegas au Centre Bell, poste généralement réservé à son gardien numéro un lors d’un match du samedi soir, à Montréal.

 

L’inquiétude devant les contre-performances de Price est à son sommet chez les hommes de hockey du Canadien. Sa fiche peu reluisante de 3,07 et .892 n’en fait plus un gardien de haut niveau.

 

On est loin des attributs de meilleur gardien de but au monde que l’on lui accordait il y a trois ans. On cherche la solution pour le ramener dans son état de grâce. Mais il n’y a pas de formule magique.

Dans ses moments de gloire, Price multipliait les miracles pour réparer les erreurs de cette défensive déficiente, ce qu’il ne parvient plus à accomplir.

 

La confiance de plusieurs partisans commence à s’effriter et la dérision se fait de plus en plus sentir à son endroit, d’autant qu’il vient d’entreprendre la première année d’un contrat de huit ans qui lui rapporte plus de dix millions de dollars. À ce prix les supporteurs semblent moins indulgents.

 

Le Canadien a accordé 30 buts à ses sept dernières rencontres, une affreuse moyenne de 4,28 buts par sorties. À ce rythme, la troupe de Claude Julien ne pourra pas accumuler les victoires comme elle le fait depuis le début de saison. À moins que l’offensive poursuive son excellente production, ce qui n’était certainement pas prévu.

Au cours de ses six derniers matchs, le Canadien a marqué 24 fois. Ce qui est nouveau pour cette équipe c’est que cette contribution vient de différents joueurs alors que l’offensive, depuis quelques saisons, reposait surtout sur deux ou trois attaquants.

 

C’est cette nouvelle dimension qui a jusqu’ici permis à cette équipe d’accumuler des victoires parce que la défensive reste vraiment déficiente.

 

Le Canadien entreprend un voyage à l’étranger qui le mènera à Edmonton, Calgary et Vancouver, trois matchs en cinq soirs.

Rien ne sera facile. À Edmonton, il y a un Connor McDavid qui peut à lui seul sceller le sort de l’adversaire. Les Flames forment la meilleure équipe de leur division et les Canucks constituent la surprise du circuit, parti-culièrement en raison de la performance du jeune Elias Pettersson qui, avec 10 buts et sept passes en 12 matchs, se dirige vers le trophée Calder.

Devant ces formations, la brigade du Canadien devra se redresser sinon ce voyage pourrait être douloureux. Carey Price reconnait que ses performances ne sont pas à la hauteur, que ses difficultés sont attribuables à un manque de confiance et qu’il n’est pas à son mieux mentalement.

 

Dans ces circonstances, son entraineur va probablement lui donner le temps de retrouver ses moyens en confiant davantage la défense du filet à Niemi. Reste que les problèmes que connait Carey Price depuis la saison dernière commencent à jeter de véritables doutes dans l’entourage du Canadien.

 

La grande question est de savoir si Price redeviendra un jour le gardien dominant qu’il a été lors de la saison 2014-2015.