Les Golden Knights de Floride


Par Le soleil de la Floride

Les partisans des Panthers de la Floride, surtout le directeur gérant Dale Tallon et son propriétaire Vincent Viola, doivent faire de véritables cauchemars en voyant les Golden Knights de Las Vegas en pleine finale de la Coupe Stanley.

Cette équipe a littéralement bafoué les Kings de Los Angeles et les Sharks de San Jose pour ensuite réaliser l’irréalisable en disposant des puissants Jets de Winnipeg.

Ce triomphe des Knights sur les Jets dépasse l’entendement.

Ils étaient nombreux ceux qui croyaient que la poussée impensable des Knights, durant toute la saison, allait se terminer dès sa première série éliminatoire. Cette équipe de joueurs, largués par leur formation au cours de l’été dernier, n’a cessé de renverser les pronostics. Elle affronte en ce moment les Capitals de Washington et Alexander Ovechkin, ce qui sera une finale de la Coupe Stanley trépidante.

 

Les Panthers

Si tous les joueurs des Knights maintiennent le pas, quelques-uns s’affirment à un rythme débridé. Les anciens Panthers sont devenus des meneurs de leur formation. Jonathan Marchessault et Riley Smith, que Tallon a sacrifiés, ne cessent de noircir les feuilles de pointage en plus d’accomplir un travail essentiel lorsque leur entraîneur Gerard Gallant leur confie d’autres missions.En plus de trouver le fond du filet à un rythme débridé, Marchessault est le premier marqueur des siens en série. Le natif de Cap-Rouge vient d’établir un nouveau record de la LNH en devenant le joueur ayant récolté le plus de points chez une équipe d’expansion participant aux éliminatoires.

Marchessault, 27 ans, a inscrit un sommet en carrière dans la LNH avec 75 points (27 buts, 48 aides) en 77 matchs de saison régulière. Il occupe le premier rang chez les Golden Knights pour les buts (huit) et les points (18) dans les séries, tout cela en 15 matchs.

Smith poursuit son excellente besogne lors des infériorités numériques, ce qu’il accomplissait avec succès chez les Panthers. Ces deux joueurs ont terminé la saison deuxième et quatrième pointeurs à Vegas. Smith, 27 ans, a établi des sommets personnels dans la LNH pour les passes (38) et les points (60), lui qui a pris part à 67 rencontres du calendrier régulier. Il a inscrit 16 points (deux buts, 14 aides) en 15 affrontements des séries. Les 14 mentions d’aide sont un record pour un joueur dont l’équipe en est à sa première participation aux séries.

 

Gallant

 

Et que dire de Gerard Gallant qui mène cette formation avec un flair qui lui vaudra le titre de l’entraîneur de la Ligue nationale cette saison?

C’est le même Gallant, adoré par ses joueurs il y a trois ans chez les Panthers, que l’incompétent Tom Rowe a foutu à la porte comme un véritable clochard après un match en Caroline.

Gallant a amené avec lui son adjoint Mike Kelly, également viré par les Panthers. Puis le directeur gérant Georges McPhee a embauché Scott Luce, l’ancien directeur du repêchage des Panthers. Gallant et Kelly ont appliqué le même système de jeu qu’ils avaient implanté en 2016, en Floride, alors que l’équipe avait atteint les éliminatoires.

Ces cinq anciens membres des Panthers vivent un immense bonheur et ne doivent aucunement regretter leurs jours en Floride. Et le bilan des Knights n’est pas un mirage parce qu’ils sont loin du plafond salarial qui devrait augmenter la saison prochaine. Ils détiennent une tonne de choix de repêchage pour les années à venir et ils pourraient bien tenter d’obtenir les services d’Erik Karlsson et John Tavares, qui aspirent à remporter les grands honneurs.

Gerard Gallant a mené l’équipe vers une fiche de 51-24-7 et le titre de la section Pacifique, tandis qu’il montre un dossier de 12-3 dans les présentes séries. Les Kings de 2012 sont les derniers à avoir atteint la finale plus rapidement. Ils avaient réalisé l’exploit en 14 rencontres, avant de vaincre finalement les Devils en six confrontations. Les paris étaient de 500 contre un de voir les Knights remporter la finale. Gallant a réussi, comme il l’avait fait en Floride, à former une véritable famille avec ce groupe de joueurs qui ne se connaissaient pas vraiment avant leur arrivée.

Les Panthers, eux, ont remporté une seule série éliminatoire au cours des 22 dernières saisons.

Tous les analystes, commentateurs et journalistes restent incrédules face à la décision des Panthers d’avoir abandonné deux joueurs de la tempe de Marchessault et Smith. On ne rappellera jamais assez ce terrible sacrilège de la direction des Panthers. Le propriétaire Vincent Viola doit ruminer à forte dose après sa décision de tasser Dale Tallon de son poste pour Rowe, que l’on ne reverra jamais plus dans le hockey professionnel. Tallon doit être aussi blâmé pour ne pas avoir protégé Smith et Marchesseault, ce dernier qui ne touchait que 750 000 $ par saison, avant de signer un mirobolant contrat de 30 millions pour six ans avec sa nouvelle équipe.

Le réputé Dave Hyde du Sun Sentinel est revenu sur cette incroyable bourde condamnant la direction du hockey. Si Tallon  avait offert 4,5 millions par saison à Marchessault, il est fort probable que le petit ailier aurait sauté sur ce pactole. Tallon a manqué de flair lorsqu’il a abandonné Marchessault à la condition que Georges McPhee le soulage du contrat de cinq millions de dollars de Smith, contrat que lui avait accordé Tom Rowe. Tout ça pour un maigre choix de quatrième ronde au repêchage.

 

Le directeur gérant des Panthers aurait été mieux servi en libérant le défenseur Alex Petrovic et l’attaquant Nick Bjugstad, lors de ce repêchage d’entrée de Vegas dans la LNH. Marchessault et Smith auraient mené l’équipe aux séries, dont les revenus auraient largement compensé pour les contrats des deux Panthers devenus des Golden Knights.

 

Cette douloureuse gaffe aura des conséquences néfastes au cours des prochaines saisons pour les Panthers.